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Homberg
(Guillaume), chimiste, né en 1652 à Batavia d'une famille
saxonne, m. à Paris en 1715, était d'abord avocat à
Magdebourg; mais, s'étant lié dans cette ville avec Otto
de Guericke, il quitta le barreau pour les sciences naturelles. Il
voyagea, pour augmenter ses connaissances, en Italie, en France, en Angleterre,
et se fit ensuite recevoir médecin à Wittemberg. Colbert
l'attira en France par des offres avantageuses (1682) : il se fixa à
Paris s'y convertit au catholicisme, et y épousa la fille du médecin
Dodart.
Il fut agrégé en 1685 à l'Académie
des sciences; en 1702, le duc d'Orléans
le choisit pour lui enseigner la physique, et le nomma son premier médecin.
Guillaume Homberg est connu par les perfectionnements
qu'il apporta à la fabrication du phosphore déjà découvert
par Kunckel, par l'invention d'une nouvelle machine
pneumatique, d'un nouveau microscope, et par une foule d'ingénieuses
découvertes. Il a fourni à l'Académie des sciences
48 mémoires surtout consacrés à la chimie, dont les
plus curieux sont intitulés : Manière de faire le phosphore
brillant de Kunckel (qui s'extrait de l'urine), 1702; Analyse du
soufre commun, 1703; Manière de copier sur verre coloré
les pierres gravées, 1712; Sur la génération
du fer, 1705; Sur la vitrification de l'or, etc. Son nom est
resté attaché à l'acide borique, qu'il découvrit
et qu'on appela depuis sel sédatif de Homberg. |
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