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Les
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| Hokousaï
ou Hokusai (Katsushika). - Peintre et dessinateur, né au
Japon Hokusaï a touché à tout
ce qui relève de l'art du dessinateur; il a peint d'admirables kakémonos,
qui, après avoir été dédaignés de son
vivant, sont aujourd'hui recherchés comme des objets inestimables;
il a surtout travaillé pour l'illustration des livres, pour la gravure
Hokusaï - La Grande vague de Kanagawa. Par son éducation artistique, ses
origines et sa manière, Hokusaï appartient à l'école
dite vulgaire; il s'élève, cependant, au-dessus d'elle par
l'abondance et la personnalité des conceptions pittoresques, par
la profondeur du sentiment, par ce don général qui lui permet
d'aborder avec une égale puissance le comique et le dramatique.
Artiste du peuple, il est mort presque ignoré, sinon méprisé
de la classe aristocratique. La vogue énorme de son talent dans
la classe populaire ne s'est guère étendue au delà
des lettrés et des dilettantes de la petite bourgeoisie; la foule
de ses admirateurs se recrutait principalement parmi les marchands, les
artisans, les courtisanes et les habitués des maisons de thé
de Yédo (= Tokyo). Son influence resta nulle sur les hautes écoles
d'art de Kyoto, sur les nobles et le monde de la cour; elle fut, au contraire,
décisive, sur l'évolution de l'école vulgaire et sur
les destinées des arts secondaires, tels que l'imagerie en couleurs
et la décoration des objets usuels; aujourd'hui, le Japon Hokusaï (dont le nom se prononce Hoksaï)
naquit en 1760, dans le Hondjo (district de Katsoushika), faubourg de Tokyo,
situé au bord de la rivière de Sumida. De son nom d'enfance,
il s'appelait Tokitaro Katsushika; son père était fournisseur
de miroirs en métal de la maison du taïkun. Le vieux
Shounshô, le chef illustre de l'atelier des Katsukava, un des plus
grands artistes de l'école populaire et de l'imagerie en couleurs,
fut son premier maître de peinture
Hokusaï - Vue du Fuji depuis Nakahara. Hokusaï est mort le 13 avril 1849,
à l'âge de quatre-vingt-dix ans. Il fut enterré au
temple bouddhique Comme peintre, Hokusaï se distingue
par un coloris essentiellement personnel et par une incroyable liberté
de main. Ses études à l'aquarelle, soutenues de légers
rehauts de gouache, défient toute comparaison pour l'éclat
et la fraîcheur du premier jet. Il a des associations de rouges feu,
de jaunes citron et de bleus qui ne sont qu'à lui. Ses oeuvres originales,
également recherchées par le Japon Ses oeuvres de librairie les plus célèbres
sont : d'abord les quatorze cahiers de la Mangoua, édités
par Yeïrakuya Toshiro, de Nagoya, et gravés par Tamékiti
et Yégava Sintaro, deux des plus excellents graveurs de l'époque;
les
Promenades de Yédo, les Cent Vues du Fuji Yama, le Gouashiki,
le Shiashin Guafou, les Esquisses d'un seul coup de pinceau,
le Santaï Gossafou, le Moral des femmes, les Héros
chinois, les Cinquante Poètes et poétesses, les Trente-Six
Vues en couleurs du Fuji Yama, le Tokaïdo,
l'Histoire
des Rônins, etc.
Hokusaï - Pêcheurs sur un promontoire rocheux. Hokusaï s'est peint lui-même de la façon la plus curieuse, dans la préface de la première édition du premier volume des Cent Vues du Fuji : « Depuis l'âge de six ans, dit-il, j'avais la manie de dessiner les formes des objets. Vers l'âge de cinquante, j'ai publié une infinité de dessins; mais je suis mécontent de tout ce que j'ai produit avant l'âge de soixante-dix ans. C'est à l'âge de soixante-treize ans que j'ai compris à peu près la forme et la nature vraie des oiseaux, des poissons, des plantes, etc. Par conséquent, à l'âge de quatre-vingts ans, j'aurai fait beaucoup de progrès, j'arriverai au fond des choses; à cent, je serai décidément parvenu à un état supérieur, indéfinissable, et à l'âge de cent dix, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant. Je demande à ceux qui vivront autant que moi de voir si je tiens parole. Ecrit, à l'âge de soixante-quinze ans, par moi, autrefois Hokusaï, aujourd'hui Gouakiyo-rôdjin, le vieillard fou de dessin. » (Louis Gonse).
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© Serge Jodra, 2007. - Reproduction interdite.