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Les
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| Hoelderlin
(Johann Christian Friedrich), poète né à Lauffen le
20 mars 1770, mort le 7 juin 1843. Il perdit son père dès
son enfance et sa mère se remaria; destiné d'abord à
la théologie C'est à son séjour de Francfort que l'on doit son roman de Hyperion oder der Eremit in Griechenland (1797-99, 2 vol.). Il vécut ensuite chez son ami Sinklair à Hombourg et Rastatt, correspondait avec Diotima jusqu'en 1800 et écrivait deux drames, Agis et Empedocle, dont subsistent des fragments. La pièce de vers intitulée Emilie vor ihrem Brauttay, une de ses meilleures, date aussi de cette époque. La forme de ces vers est remarquablement belle, mais le poète était si loin de la réalité et de l'humanité qu'ils ne sont accessibles qu'à ses admirateurs. Il séjourna ensuite quelque temps en Suisse (1801) puis au mois de décembre se rendit à Bordeaux comme précepteur; dès l'été de 1802, il revint en Allemagne malgré l'extrême misanthropie qui avait complètement altéré son caractère et sa raison, et le dégoût qu'il éprouvait pour l'Allemagne. Pendant deux années il fut soigné à Nurtingen chez sa mère, et accepta ensuite une place de bibliothécaire à Hombourg. Pendant ses heures de calme, il travaillait à une traduction de Sophocle pour lequel il avait une grande admiration. Mais son esprit achevait de se déranger et on dut le faire soigner dans une maison de santé en 1806 à Tubingen, puis chez un brave menuisier du nom de Zimmer. Il vécut jusqu'en 1813 dans la maison de celui-ci, sans jamais reprendre la possession de sa raison; par intervalles, cependant, il redevenait calme. Ses vers ont été très admirés en Allemagne. (Ph. R.). |
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.