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Hoeijer
(Benjamin Carl Henrik), philosophe né à Stora-Skedvi
(Dalékarlie) le 1er juin 1767, mort
à Upsala
le 13 juin 1812. Docent (1789), adjoint en philosophie
(1798) à l'université d'Upsala, il se vit sept fois préférer
des concurrents qui n'avaient pas ses mérite ; l'indépendance
de son caractère, sa fierté, ses opinions libérales,
ses sarcasmes, nuisirent à son avancement; il ne put obtenir une
chaire de professeur qu'après la révolution de 1809. Disciple
de Kant, lié avec Reinhold,
Fichte,
Schelling,
dont il avait fait la connaissance pendant ses voyages (1798, 1800-2),
il propagea en Suède la philosophie allemande et fut, en quelques
points, précurseur de Hegel. Il passe pour
être, avec Bostroem, le plus grand penseur de la Suède.
Son exposition orale brillait par la vigueur
et la profondeur de la pensée, par la noblesse et la clarté
de l'expression, qualités qui ne se retrouvent pas toujours au même
degré dans ses écrits. Les principaux d'entre eux qui ont
été
réunis, avec les autres, en cinq volumes (Samlade skrifter,
1825-27) sont : Du Fondement, de la substance et des derniers progrès
de la philosophie critique; De la Construction philosophique; De Systemate;
De l'Intuition; De la Méthode pragmatique en histoire; Coup d'oeil
sur les écrits relatifs à l'histoire de la philosophie française;
Comparaison de la littérature et de l'éloquence chez les
anciens et les modernes; Des Beaux-Arts contemporains; Leçons sur
la philosophie des beaux-arts ; Idées sur l'histoire des beaux-arts;
Remarques sur la prosodie, et la versification. Ses Notices sur
la France qu'il avait visitée dans son second voyage, ont paru
dans le Portefeuille de Crusenstolpe. (B-s). |
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