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Les
gens
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| Hita (Juan
Ruiz,
plus souvent nommé l'archiprêtre de). - Poète
castillan du XIVe siècle, mort
probablement aux environs de 1351. On ne sait au juste s'il naquit à
Guadalajara Les oeuvres burlesques
et satiriques de ce poète étonneraient
si on ne connaissait l'extrême liberté des gens d'Eglise « Comme je suis homme et pécheur ainsi que tout autre, nous dit-il lui-même, parfois j'eus grand amour pour les femmes. »Dans un prologue en prose, plein de citations latines empruntées à la Bible Les oeuvres de l'archiprêtre de Hita ont été publiées par l'érudit Sanchez, en sa Coleccion de poesias castellanas anteriores al siglo XV (Madrid, 1779-1790, 4 vol.), réimprimée par Eugenio de Ochoa (Paris, 1842); une édition plus exacte en a été donnée, par P.-J. Pidal et F. Janer, dans la Biblioteca de Rivadeneyra, t. LVII. (Lucien Dollfus). |
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| Hita ou Hyta (Ginés
Perez de). Littérateur espagnol, de la seconde moitié du
XVIe siècle. Il était originaire
du royaume de Murcie et servit Philippe
Il pendant le soulèvement des Alpujarras. Perez de Hita écrivit
une histoire romanesque des guerres civiles de Grenade Perez de Hita fit paraître une seconde partie : Guerras civiles de Granada y crueles bandas entre los convertidos Moros y vezinos Christianos (Alcala, 1604). Cette suite, beaucoup moins connue, contient cependant un grand nombre de détails historiques sur les cruautés commises par les Espagnols, durant la révolte des Morisques, sous Philippe Il. On sait que Perez de Hita prit part à cette guerre atroce, ce qui donne à son témoignage une irrécusable valeur. Un épisode, peut-être de pure fantaisie, celui du Maure Tuzani et de la belle Maleba (ch. XXII et XXIV) a fourni à Calderon le sujet d'un drame Amar despues de la muerte. Une des singularités de cette seconde partie, ce sont les discours en vers, véritables exercices de rhétorique, que l'auteur met dans la bouche des personnages au milieu d'un récit en prose. Les Guerras civiles de Granada ont été réimprimées à Madrid (1833, 2 vol.), dans la Biblioteca de Rivadeneyra, t. III (1846), et à Paris (1847). Il existe deux traductions françaises de la première partie, l'une anonyme (1608), et l'autre de Sané (1809). (L. D.). |
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