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Hippon,
philosophe grec, né à Samos
selon Aristoxène et Jamblique,
à Rhegium
selon quelques autres écrivains. Mais cette dernière désignation
semble résulter d'une confusion avec Hippase.
Nous n'avons pas de renseignements sur la vie de ce philosophe; il résulte
seulement d'une allusion du scoliaste d'Aristophane
(Nuées, 96) qu'il était contemporain de Périclès,
et qu'il vécut longtemps à Athènes.
Comme Thalès,
Hippon croyait que le principe des choses est
l'eau, ou plutôt, d'après une indication d'Alexandre
d'Aphrodisie, l'humide. La raison pour laquelle il adopta cette
opinion, c'est, au témoignage d'Aristote
qui parle d'ailleurs de lui avec dédain, et le range parmi les philosophes
les plus grossiers, que tous les germes sont humides, et ne se développent
que grâce à l'humidité.
Il croyait, avec Anaximène,
que ce qui est le principe de la vie et du mouvement doit être aussi
la matière primitive. De l'eau était sorti le feu, puis,
grâce à la victoire du feu sur l'élément humide,
le monde s'était formé. On voit, par le passage du scoliaste
d'Aristophane cité ci-dessus, que Cratinus
lui faisait le même reproche qu'Aristophane adressa plus tard à
Socrate,
de se représenter le Ciel
comme un four, ou comme un couvercle qui enveloppait la Terre ;
mais nous n'avons pas de détails précis sur ces théories.
Nous ne savons rien de certain non plus
sur le reproche d'athéisme qui lui est
quelquefois adressé. Peut-être fut-il moins un philosophe
qu'un physicien empirique ; il avait fait des recherches sur la formation
du foetus .
(V. BR.). |
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