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Dynastie des
Hia. - Nom de la première dynastie chinoise ;
elle succéda aux cinq empereurs, dont les deux derniers sont les
célèbres Yao et Choen. On ne sait presque
rien sur la dynastie Hia qui, aussi bien que la dynastie suivante, Chang
ou Yin, reste enveloppée dans les voiles de la légende. Son
fondateur, le grand Yu, est célèbre pour ses travaux hydrographiques;
mais le chapitre Yu-kong du Chou-king
qui raconte ses exploits a été certainement remanié
à une époque plus tardive et décrit un empire bien
plus étendu que ne pouvait l'être la Chine de ce temps.
Se-ma Ts'ien, dans ses Mémoires
historiques (chap. II), se contente de dresser la liste des empereurs
de cette dynastie et d'y intercaler les chapitres du Chou-king
qui se rapportent aux deux premiers d'entre eux : Yu et K'i ; avec une
prudence qui est toute à l'éloge de son sens critique, il
n'indique aucune date. Dans l'Histoire des Han
antérieurs de Pan Kou (chap. lu li tché, 2°
partie), on lit que la dynastie Hia compta dix-sept souverains qui régnèrent
432 années. Enfin les systèmes chronologiques plus modernes
qui sont exposés dans le T'ong kien kang mou et dans les
Annales écrites sur bambou donnent les tables suivantes des
règnes de ces empereurs :
1° Yu (monté
sur le trône en 2205 av. J.-C. d'après le T'ong kien kang
mou, ou en 1990 d'après les Annales écrites sur bambou);
2° K'i (2197 ou 1979);
3° T'ai-k'ang (2188 ou 1958);
4° Tchong-k'ang (2159 ou 1952);
5° Siang (2146 ou 1943); interrègne
de 40 ans (2119-2079 ou 1915-1875);
6° Chao-k'ang (2079 ou 1875);
7° Tch'ou (2057 ou 1852);
8° Hoai (2040 ou 1833);
9° Yang (2014 ou 1789);
10° Sié (1996 ou 1730);
11° Pou-kiang (1980 ou 1702);
12° Kong (1921 ou 1643) ;
13° Kin (1900 ou 1622);
14° K'ong-kia (1879 ou 1612);
15° Kao (1848 ou 1601) ;
16° Fa (1837 ou 1596);
17° Kié (1818 ou 1589).
Le dernier de ces souverains, Kié,
dont le nom est resté synonyme de tyran débauché,
fut supplanté par T'ang, fondateur de la dynastie Chang,
en l'an 1766 av. J.-C. suivant le T'ong kien kang mou, en l'an 1558
suivant les Annales écrites sur bambou.
Le monument le plus authentique que nous
avons de ces temps reculés est peut-être le curieux fragment
qui nous a été conservé dans le Rituel de Tai
l'aîné et qui est intitulé le Petit Calendrier des
Hia (trad. en français par Biot, Journ.
asiatique, 1840, pp. 551 à 560, et en anglais par Douglas, dans
les Orientalia antiqua de Terrien de Lacouperie).
(Ed. Chavannes).. |
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