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Guiraud
(le baron Alexandre), né en 1788 à Limoux
(Aude), mort en 1847, était fils d'un manufacturier, et jouissait
d'une aisance qui lui permit de se livrer à ses goûts littéraires.
Après avoir remporté quelques palmes aux jeux
Floraux, il vint à Paris,
présenta en 1820 au Théâtre-Français la tragédie
de Pélage, dont la représentation fut défendue
parce qu'un archevêque y était mis en scène; fit jouer
à l'Odéon en 1822 les Machabées, tragédie
en 5 actes, qui obtint un grand succès; donna l'année suivante
le comte Julien ou l'Expiation, qui réussit moins bien, et
en 1827 Virginie, qui fut plus heureuse. Il abandonna de bonne heure
le théâtre et consacra sen talent à la poésie
lyrique et élégiaque; on estime ses Élégies
savoyardes, 1823; ses Chants hellènes, 1824. On a aussi
de lui des romans chrétiens : Césaire,
Flavien ou De Rome au désert, et un ouvrage plus sérieux,
la Philosophie catholique de l'histoire. Comme Soumet, son compatriote
et son ami, Guiraud répandit dans ses écrits le sentiments
religieux qui étaient dans son coeur. Il avait été
reçu à l'Académie française en 1826. |
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