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Grégoire
Il, sûrnommé Vkayasêr, ou Martyrophile,
patriarche d'Arménie, mort à Garnir Vankh, prés de
Khésoun en 1105. Les Seldjoukides
venaient de s'emparer d'Ani, quand le patriarche Khatchik II mourut en
1065. Malgré l'opposition des Grecs qui eussent voulu assimiler
l'Eglise arménienne, Vahram, fils de Grégoire
Magistros, duc de Mésopotamie, fut élu patriarche et
prit le nom de Grégoire II. Il avait renoncé depuis quelque
temps à ses droits héréditaires et s'était
acquis comme moine un grand renom de sainteté. Sous son patriarcat,
l'Arménie perdit définitivement son indépendance (1079)
et l'Eglise arménienne entra dans une interminable période
troublée et inféconde.
En 1071, Grégoire II sacra patriarche
son secrétaire George Lorhetsi qui se montra indigne de cette charge.
Grégoire dut reprendre le pouvoir dès 1072; en 1075, il se
rendit à Rome, puis à Jérusalem
et en Egypte .
En 1073 déjà, il avait permis la nomination d'un patriarche
local à Honi ; un autre fut intronisé à Marach; Grégoire
lui-même nomma son neveu Barsegh (Basilide) patriarche de l'Arménie
orientale. Barsegh devint le successeur légitime de Grégoire
Il, en 1105 ; et pendant un siècle, de 1105 à 1202, la dynastie
patriarcale demeura dans la famille de Grégoire Vkayasêr.
Ce surnom provient des nombreux actes de martyrs grecs et syriens que Grégoire
fit traduire en arménien. |
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