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Grégoire,
patriarche de Constantinople, né à Calavrita (Morée)
en 1739, mort à Constantinople le 22 avril 1821. Il reçut
les ordres sacrés au Mont-Athos ,
vécut en ermite, fut nommé archevêque de Smyrne, puis,
en 1795, patriarche de Constantinople. Comme on l'accusait de favoriser
l'essor de la nation grecque, le peuple demanda sa tête en 1798,
quand Bonaparte opérait en Egypte .
Le sultan Sélim III
protégea le patriarche. De même en 1806. En 1824, lors de
l'insurrection d'Alexandre Ypsilanti, Grégoire exhorta les Moréens
à l'obéissance; le sultan l'obligea le 21 mars à prononcer
l'excommunication contre tous les insurgés. Cela fut fait. Mais
quand la famille du prince Mourousi, confiée à la garde du
patriarche, réussit à s'évader, Grégoire fut
saisi au sortir de l'office de Pâques
et pendu avec trois évêques et huit ecclésiastiques
devant la porte de la basilique .
Ce fut le signal d'un massacre de chrétiens. Le corps de Grégoire,
jeté dans le Bosphore ,
fut retrouvé et enseveli avec pompe à Odessa le 19 juin.
On a de Grégoire les deux premiers volumes d'un Dictionnaire
de la langue grecque (Constantinople, 1819 et 1821).
(F.-H. K.). |
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