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Granet

François-Omer Granet est un homme politique français, né à Marseille le 16 novembre 1758, mort à Marseille le 10 septembre 1821. 

Ouvrier tonnelier, il devint un révolutionnaire ardent et fut élu membre de l'administration de son département natal, qui le députa à l'Assemblée législative, où il fit partie de la commission de douze membres nommée le 2 septembre 1792 pour faciliter les opérations du Conseil exécutif.

Réélu à la Convention, il émit, dans le procès de Louis XVI, les votes les plus rigoureux. Nommé au comité de Salut public (5 septembre 1793), il refusa ces fonctions. 

Quoique antirobespierriste, il fut arrêté en germinal an III, décrété d'accusation en prairial, et amnistié en brumaire an IV. Maire d'une section de Marseille sous Napoléon, il fut proscrit en 1846 et rentra en France en 1818. (F.-A. A.).

François-Marius Granet est un peintre français, né à Aix-en-Provence le 17 septembre 1775, mort au Malvallat, près d'Aix, le 21 novembre 1849. Il était fils d'un maître maçon et fut élève du paysagiste Constantin. Après avoir été employé, dans l'arsenal de Toulon, à peindre des poupes et des proues de navire, il entra, à Paris, en 1797, dans l'atelier de David, grâce à l'appui généreux de Mme de Forbin. En 1802, il partit pour l'Italie; il prit à Rome le goût des scènes d'intérieur; il se mit à retracer des cloîtres, des souterrains de couvent, des voûtes et des chapelles d'église. Il se plaisait à rendre surtout des effets de perspective et de clair-obscur. Il ne revint en France qu'en 1819 et fit encore de fréquents voyages en Italie comme pour retrouver les motifs qu'il aimait à représenter. Il s'est aussi essayé à quelques sujets historiques sans pouvoir porter, dans ces compositions, la vie qu'elles demandent. Granet devait demeurer surtout un peintre de genre. 

Ses oeuvres ont obtenu, de 1830 à 1840, un très grand succès; leur auteur devint membre de l'Institut et conservateur des musées royaux. On peut citer, parmi ses tableaux : Eglise souterraine d'Assise; Intérieur de l'église des Capucins à Rome; Prise d'habit au couvent de Sainte-Claire, à Rome; Intérieur de la villa Mécène, à Tivoli; Villa Aldobrandini; le Tasse visité dans sa prison par Montaigne (musée de Montpellier). 
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Granet : Crypte de Saint-Martin-au-Mont, à Rome.
F. Granet, Crypte de Saint-Martin-au-Mont, à Rome (1806, musée de Montpellier).

Le talent de Granet est fait d'une observation très nette, d'une analyse très précise; il serre de près la réalité qu'il étudie d'une façon irréprochable. Son domaine est resté, malgré tout, étroit et uniforme. On l'a quelquefois appelé le Rembrandt français; cependant il n'a jamais possédé l'agrément des peintres d'intérieurs, hollandais et flamands; ses types de capucins et de moines, si célèbres sous la Restauration, sont loin de valoir ceux qui ont été retracés plus tard par François Bonvin. 

Granet fut un esprit éminent, à en juger par sa Correspondance, qui a été publiée. Il mourut en léguant ses esquisses à sa ville natale; elles sont placées dans une salle spéciale du musée d'Aix-en-Provence. C'est là qu'on peut juger Granet, surtout à ses débuts, d'après une suite d'études assez nombreuses, croquis de tous genres, scènes d'intérieur, compositions d'histoire et paysages. (Ant. V.).

Pierre Granet est un statuaire français né à Villeneuve-d'Ornon (Gironde) le 17 décembre 1843, mort à Neuilly-sur-Seine le 15 août 1910. 

Parmi les oeuvres principales de cet artiste, on peut citer la statue de Mirabeau, inaugurée en 1888 à Montargis par le président Carnot; la statue de la République, grand concours du monument de la Constituante; Jeunesse et Chimère, groupe de marbre; la Peinture et la Sculpture, statues pour le musée de Bordeaux; l'Enfance de Bacchus, groupe de bronze; Judith (salon de 1890). 

A partir de cette année, Granet a exposé au Champ de Mars où l'on a remarqué sa statue, la Douleur (1892). Il est l'auteur de la statue de Montesquieu, élevée à La Brède. Il a exécuté, en outre, un grand nombre de bustes : Gambetta, pour Liouville; Daney, maire de Bordeaux; Deganne, ancien maire d'Arcachon; Léon Cogniet. Citons encore :  La Renommée au combat (au Pont Alexandre III, à Paris, vers 1897), La République (Ivry sur Seine, 1911), etc.

Etienne-Armand-Félix Granet est un homme politique français, né à Marseille le 29 juillet 1849 et mort le  12 mars 1936 à Saint-Raphaël. Nommé au lendemain du 4 septembre 1870 secrétaire de la commission départementale des Bouches-du-Rhône, il entra dans l'administration en 1876 en qualité de secrétaire général de la Lozère, puis de l'Hérault (1877). Ses opinions républicaines le firent révoquer au 16 mai : mais le 18 décembre 1877 il était nommé préfet de la Lozère, le 3 septembre 1879 préfet de la Vienne et directeur du personnel au ministère de l'intérieur le 15 juin 1880. A la veille des élections législatives de 1881, Granet donna sa démission pour poser sa candidature dans l'arrondissement d'Arles. Il obtint au premier tour de scrutin 5216 voix sur 15,433 votants et se désista en faveur de Clemenceau qui fut élu. Mais ce dernier ayant opté pour Paris où il avait été élu également, Granet se présenta à nouveau dans l'arrondissement d'Arles et fut élu le 18 décembre 1881. Granet, qui avait accentué son programme dans le sens radical, siégea à la Chambre sur les bancs de l'extrême gauche. Il combattit énergiquement le parti opportuniste et contribua en janvier 1882 à la chute du ministère Gambetta. Il interpella, de concert avec Lockroy, le ministère de Freycinet sur la question de la révision de la constitution (février 1882).

La politique coloniale et la question du Tonkin lui fournirent l'occasion d'une série d'interpellations dont la dernière, fondée sur l'échec de Lang-son, amena la chute du cabinet Ferry (30 mars 1885). Aux élections de 1885, il fut porté sur la liste radicale des Bouches-du-Rhône et élu au deuxième tour de scrutin. Le 7 janvier 1886, il entrait avec le portefeuille des postes et télégraphes dans le cabinet de Freycinet; il conserva ses fonctions dans le cabinet Goblet jusqu'au 29 mai 1887. Son administration fut l'objet de vives critiques à l'occasion de faveurs exceptionnelles accordées par lui au personnel. Dans la crise présidentielle de 1887, Granet fut, avec Andrieux, Proal et quelques autres, de ceux qui conseillèrent au président Grévy de laisser traîner les choses en longueur dans l'espérance que les difficultés s'aplaniraient.

A la fin de la législature, Granet se prononça contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889), contre l'ajournement indéfini de la révision de la constitution. Aux élections générales de 1889, Granet fut réélu député au premier tour de scrutin pour la quatrième circonscription de Marseille. Il joua un rôle moins militant que précédemment et se contenta de voter avec les républicains avancés de l'Assemblée. Il n'a pas sollicité le renouvellement de son mandat aux élections du 20 août 1893. (GE).

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Dictionnaire biographique
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