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Grandier
(Urbain). - Prêtre fameux par sa fin tragique, né en 1590
à Rovère, près de Sablé (diocèse du
Mans ),
était curé de Saint-Pierre à Loudun et chanoine de
Sainte-Croix. Il sollicita la place de directeur des religieuses d'un convent
d'Ursulines à Loudun mais un concurrent plus heureux l'emporta.
Peu après, les Ursulines furent atteintes d'une espèce de
folie contagieuse, se croyant tourmentées par des esprits malins.
On prétendit aussitôt qu'elles étaient pos sédées
du démon ,
et on accusa Grandier de leur avoir jété un maléfice.
Il porta plainte en calomnie devant l'archevêque de Bordeaux ,
Charles de Sourdis; ce sage prélat calma les esprits et assoupit
l'affaire. Mais à quelque temps de là, un émissaire
du cardinal de Richelieu, Laubardemont, étant
venu à Loudun. l'accusation fut renouvelée devant lui. Le
curé, qui peut-être avait donné prise par une vie peu
réglée, fut déclaré coupable d'adultère,
de sacrilège, de magie, de maléfice et de possession, et
condamné à être brûlé vif après
avoir été appliqué à la torture. La sentence
fut exécutée en 1634 sur la place de Loudun. On regarda cette
exécution atroce comme une vengeance du cardinal, contre lequel
Urbain Grandier avait écrit un pamphlet. Aubin, écrivain
protestant ,
a publié à Amsterdam
en 1776 : Histoire des diables de Loudun, ou Cruels effets de la vengeance
de Richelieu. On a conservé la procédure du curé
de Loudun. |
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