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Gouges (Marie-Olympe,
dite Olympe de), femme de lettres née à Montauban en 1748,
morte à Paris
le 4 novembre 1793. Fille, croit-on, de Le Franc de Pompignan et d'une
revendeuse à la toilette, elle épousa un riche bourgeois,
nommé Aubry, qui la laissa veuve au bout de quelques mois de mariage.
Elle vint à Paris, prit le nom d'Olympe de Gouges et se livra à
la littérature. Elle écrivit d'abord un grand nombre de pièces,
Zamor
et Myrza, Lucinde et Cardenio, le Mariage de Chérubin, l'homme généreux,
le Philosophe corrigé, etc., qui furent toutes refusées
à la Comédie-Française, sauf la première, jouée
en 1789 sous ce titre : l'Esclavage des nègres ou l'Heureux Naufrage.
Elle se tourna ensuite du côté du roman
social et du pamphlet. Elle commença
à exposer sa théorie des droits des femmes dans un conte
oriental, le Prince philosophe (1789); puis, comme complément
des discours qu'elle prononçait dans tous les clubs, elle publia
un très grand nombre d'opuscules sur toutes les questions sociales
: l'Esprit, les Trois Urnes, Un Testament politique, etc. (1789-1793).
Elle suivit d'abord le mouvement révolutionnaire, mais s'en sépara
au moment de la mise en accusation de Louis XVI,
et attaqua violemment Robespierre qui la
fit guillotiner. Durant cette période d'activité politique,
elle avait encore donné au théâtre trois pièces
: Mirabeau aux Champs-Elysées
(1791); le Couvent ou les Voeux forcés (1792); le Général
Dumouriez à Bruxelles, ou les Vivandiers (1793). |
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