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Giraud
(Claude-Marie). - Littérateur né à Lons-le-Saunier
en 1711; mort à Paris
en 1780. Médecin à Besançon ,
puis attaché à l'Hôtel-Dieu de Paris, il a publié
des poésies à titres bizarres. Citons : la Peyronnie aux
Enfers (1742, in-12); la Thériacade (Genève [Paris],
1769, 2 vol. in-12); la Procopade (Londres [Paris], 1754, in-12);
Épître
sur les ecclésiastiques (Paris, 1759, in-12); Epître
du diable à M. de Voltaire (1760, in-8);
Visions d'un solitaire
(1773, in-8), etc. |
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Giraud
(Jean-Baptiste). - Sculpteur né à Aix-en-Provence
en 1752, mort en 1830. D'abord modeleur chez un orfèvre, il étudia
en Italie ,
s'attachant à pénétrer les secrets de l'art grec,
et s'assouplissant la main par des dessins
d'anatomie en grandeur nature, à la plume
ou au crayon. Ayant hérité d'un oncle, négociant à
Marseille ,
une fortune considérable, il dépensa 200000 F à faire
exécuter des moulages de l'antique, qu'il arrangea dans son hôtel
de la place Vendôme
en une galerie ouverte aux jeunes artistes. Ses oeuvres sont rares, mais
d'un beau style et d'une facture large. On cite un Mercure de marbre
(en Angleterre ),
un Achille mourant (bibliothèque d'Aix), un Hercule,
un petit Baigneur endormi, un faune, un Soldat laboureur
en cire. |
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Giraud
(Comte Jean). - Auteur comique né à Rome le 28 octobre 1776,
mort à Naples le 1er octobre 1834.
Il était d'origine française. Il manifesta dès son
enfance une passion pour le théâtre, débuta avec succès
par un drame, L'Onesta non si vince (1798, Venise
et Rome), puis imita Goldoni. Après un intervalle où il s'occupa
de politique et servit activement le pape Pie VI, il revint au théâtre
et remporta d'éclatants succès avec Gelosie per equivoco
(1807) et surtout L'Ajo nell' imbarazzo (1807). Ses ouvrages suivants
réussirent également jusqu'en 1815, moins ensuite. Il fut
nommé directeur général des théâtres
d'Italie .
Il se ruina dans des spéculations. Ses comédies sont amusantes;
il vise l'effet, brusque les situations, évite toute longueur; mais
son style est peu correct et il ne supporte guère la lecture. Ses
oeuvres ont été publiées Comedie (Milan ,
1823, 3 vol. in-8); Teatro domestico (Florence, 1816, 2 vol. in-8
; 1825, 6 vol. in-12). |
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Giraud
(Pierre-François-Grégoire), sculpteur français, désigné
à tort par certaines biographies comme le frère de Jean-Baptiste,
dont il fut seulement le disciple et l'héritier, né au Luc
(Var) en 1783, mort en 1836. Il témoigna dès son adolescence
d'un goût très vif pour les lettres anciennes, et c'est d'Homère,
de Virgile et de Plutarque,
dont il faisait sa lecture constante, que s'est inspirée son oeuvre.
Les enseignements de J.-B. Giraud contribuèrent à développer
son sentiment de l'antique, mais c'est dans l'atelier de Ramey qu'il apprit
le métier. A vingt-trois ans, il remporta le prix de Rome avec un
Philoctète
blessé en ronde bosse. Ses principales oeuvres sont un Triomphateur
romain, Thésée,
Phalante et Éthra
et la Mort de Pallas, bas-reliefs,
Faune
jouant avec les Serpents sacrés, un Chien en marbre (Luxembourg)
et d'autres animaux. Il exécuta aussi des tombeaux et des groupes
en cire. |
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Giraud (Joseph Constant
Victor), marin et explorateur né le 15 janvier 1858. Elève
de l'Ecole navale (1875), il fit en 1882-84 un grand voyage dans l'Afrique
centrale; parti de Dar-es-Salam, il visita le lac Bangouelo et la région
voisine, revint du Tanganyika par le Nyassa et le Zambèze ( L'exploration
de l'Afrique ). |