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Ginguéné
(P. L.). - Littérateur né à Rennes
en 1748, mort à Paris
en 1816, se fit d'abord connaître par un joli poème, la
Confession de Zulmé, 1779, et travailla à divers journaux
littéraires et politiques. Il remplit sous la République
quelques fonctions administratives, fut directeur général
de l'instruction publique (1795-1797), puis ambassadeur à Turin ,
siégea quelque temps au tribunat, et se retira des affaires lors
de la fondation de l'Empire. Il fit de 1803 à 1816 un cours de littérature
à l'Athénée, et rédigea l'Histoire littéraire
de l'Italie ,
9 volumes in-8, 1811 et années suivantes, vaste composition qui
a fait sa réputation, mais qu'il ne put achever (Salfi en publia
en 1819 les 3 derniers vol.). On a encore de Ginguené un Rapport
sur les travaux de la classe d'histoire et de littérature ancienne,
1807-1813; des Fables, en vers imitées
de fabulistes italiens, 1810, et un grand nombre d'articles dans la Biographie
universelle. Il avait été admis à l'Institut en
1803. Il était l'ami de Piccini, qu'il
soutint dans sa lutte contre Gluck et sur lequel
il a laissé une excellente Notice. |
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