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Geoffroy. - Famille de savants, qui doit sa première illustration à Étienne François :
Etienne François Geoffroy, né à Paris en 1672, mort en 1731. Après avoir visité pour s'instruire l'Angleterre, la Hollande et l'Italie, il fût nommé en 1707 professeur de chimie au Jardin du Roi (Jardin des Plantes), en 1709, professeur de médecine et de pharmacie au Collège de France, et fut élu en 1726 doyen de la Faculté de Paris. Il avait été admis dès 1698 à la Société royale de Londres et en 1690 à l'Académie des sciences de Paris. Son principal titre est un Traité de Matière médicale, rédigé en latin, publié après sa mort en 1741 par Chaudon de Courcelles, en 3 vol. in-8, mis en français par A. Bergier, 1743, complété depuis par Bernard de Jussieu, A. de Nobleville et Saleine, et traduit dans presque toutes les langues de l'Europe. On lui doit aussi une Table des rapports observés en chimie entre différentes substances, où se trouve pour la première fois énoncée la loi des affinités électives.

Claude Joseph Geoffroy, frère du précédent, né en 1685, mort en 1752, étudia sous Tournefort, parcourut, pour s'instruire, le midi de la France, et fut à son retour (1705) reçu membre de l'Académie des sciences. Il fournit au recueil de cette compagnie 60 mémoires sur l'histoire naturelle, la botanique, la chimie et la pharmacie.

Etienne Louis Geoffroy, fils d'Étienne Francois né en 1725, mort en 1810, fut un des praticiens les plus renommés de son temps. Tout en exerçant sa profession, il se livra avec succès à l'histoire naturelle, et publia : Histoire des insectes qui se trouvent aux environs de Paris, 1762 et 1799; Traité des coquilles qui se trouvent aux environs Paris, 1767. On lui doit aussi un poème élégant, écrit en latin, Hygiene, sire Ars sanitatem conservandi, 1771 (trad. en franc. par Launoy, 1774). A la vue des excès; révolutionnaires, il quitta Paris et se retira dans sa terre de Chartreuve près de Soissons. Il était correspondant de l'Académie des sciences.

René Claude Geoffroy, fils d'Étienne-Louis, 1761-1831, servit quelques années avec bravoure dans les armées de la République, puis exerça la médecine, devint médecin de l'Hôtel-Dieu de Paris, montra beaucoup de dévouement en 1811 pendant l'épidémie du typhus, et consacra ses dernières années à la pratique gratuite le son art. 

Ernest Geoffroy de Villeneuve, fils du précédent, représenta le département de l'Aisne dans les assemblées législatives.

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Dictionnaire biographique
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