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Gay-Lussac (Nicolas
François), chimiste et physicien, né en 1778 à St-Léonard
(Hte.-Vienne),mort en 1850, entra à l'Ecole polytechnique, fut de
bonne heure distingué par Berthollet,
qui le dirigea dans ses premiers essais, débuta en 1802 par un beau
travail sur la loi de la dilatation des gaz ,
exécuta en 1804, avec Biot d'abord, puis
seul, deux célèbres ascensions aérostatiques, s'éleva
jusqu'à 7000 m et fit dans ces hautes régions d'intéressantes
observations de physique; voyagea en 1805 et
1806 avec Alexandre de Humboldt pour recueillir
des observations magnétiques; entreprit en 1808 avec Thénard,
au moyen de la pile galvanique, des recherches sur le potassium, le sodium,
le bore, récemment découverts par Davy,
et publia en 1811 le résultat de ses travaux sous le titre de Recherches
physico-chimiques (2 vol. in-8); fit dès 1813 une étude
approfondie
de l'iode, que le salpêtrier Courtois
avait trouvé par hasard, et publia sur ce sujet en 1816 un remarquable
Mémoire;
porta la lumière de l'analyse sur une foule de sujets de chimie
et de physique, tels que le chlore, l'acide fluorique, l'azote le soufre,
l'acide prussique, le cyanogène, l'acide hydrochlorique; découvrit
l'acide chlorique oxygéné; étudia l'expansion de la
vapeur, l'hygrométrie, la capillarité; compléta et
fixa la théorie des proportions définies;
inventa l'alcoomètre qui a gardé son nom, construisit un
baromètre transportable, trouva des méthodes
plus sûres pour essayer l'or et l'argent et porta dans les procédés
et les instruments de la science une précision
inconnue jusque-là.
Gay-Lussac avait été admis
à l'Institut dès 1804 il devint bientôt professeur
de physique à la Faculté des sciences, professeur de chimie
à l'École polytechnique et au Muséum, vérificateur
des ouvrages d'or et d'argent à la Monnaie membre du conseil de
perfectionnement des poudres et salpêtres, etc. Député
depuis 1831, il fut en 1839 nommé pair de France. En même
temps que par ses travaux Gay-Lussac contribuait puissamment aux progrès
de la science, son enseignement lucide et intéressant en répandait
le goût. Ses nombreux mémoires ont été publié
dans les recueils de la Société d'Arcueil ,
de Académie des sciences, de la Société
philomatique, dans les Annales de physique et chimie, qu'il rédigea
avec Arago de 1816 à 1840. Son Cours
de physique a été recueilli et publié en 1827
par Grosselin; son Cours de chimie, par Gaultier de Claubry. 1828.
Ce savant eut avec Dalton,
Davy
et Berzélius de vifs démêlés
pour la priorité de quelques découvertes qu'on lui disputait
à tort. (A19). |
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