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Les
gens
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| Gasparin
(Adrien Étienne Pierre, comté de), agronome et homme politique
français, né à orange le 29 juin 1783, mort à
Orange le 7 septembre 1862. Obligé de quitter le service militaire
par suite d'une blessure reçue à la bataille d'Eylau |
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| Gasparin
(Auguste de), agronome et homme politique français, frère
du précédent, né à Orange le 8 décembre
1787, mort à Orange, le 2 novembre 1857. Maire de sa ville natale
sous la Restauration, il siégea plus tard au Palais-Bourbon |
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| Gasparin (Agénor,
comte de), né à Orange le 12 juillet 1810, mort au Rivage
(Genève) le 14 mai 1871. D'abord chef de cabinet (1836) de son père,
le comte Adrien, qui était ministre de l'intérieur , il fut
nommé maître requêtes au conseil d'État en 1837.
En 1842, Bastia (sa famille était corse d'origine) l'envoya à
la Chambre des députés, ou il mit son ardente éloquence
au service de toutes les causes généreuses. Il n'en fut pas
pour autant réélu en 1846. En septembre 1847, il alla voyager
en Orient. Du Caire Sa manière de ramener tout aux principes le rendait singulièrement absolu, rigide et intransigeant (les Écoles du doute et l'École de la foi; Genève, 1854, in-8 ; 3e éd., Paris, 1874, in-18). Parmi les autres questions qui l'occupèrent et où il se fit écouter, il faut mentionner surtout l'abolition de l'esclavage (Esclavage et Traite; Paris, 1838, in-8; Un Grand Peuple qui se relève; Paris, 1861 et six éd. successives; l'Amérique devant l'Europe; Paris, 1862) et le développement d'une saine vie de famille (la Famille; Paris, 1865, 2 vol.; la Liberté morale; Paris, 1863, 2 vol.; la Conscience; Paris, 1872; l'Ennemi de la famille; Paris, 1874). Ses succès comme conférencier à Genève (il s'était fixé sur les bords du Léman en 1849) furent extraordinaires; sa générosité était proverbiale. Les émotions et les fatigues de la guerre franco-allemande hâtèrent sa fin. Il avait tenté inutilement de soulever l'opinion publique en France contre la guerre (la Déclaration de guerre; Paris, 1870); puis, tout aussi vainement, de calmer les esprits (la République neutre d'Alsace; Genève, 1870; Appel au patriotisme et au bon sens; Genève, 1871); après cela il s'efforça de travailler au relèvement de son pays, dans la France (Paris, 1872, 2 vol.). (F.-H. K.). |
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| Gasparin (Paul Joseph
de), agronome, frère du précédent, né à
Orange le 12 février 1842, mort à Tarascon (Bouches-du-Rhône)
le 9 mai 1893. A sa sortie de l'École polytechnique, il entra dans
le corps des ponts et chaussées et fut promu assez rapidement ingénieur
en chef. En 1852, il résigna ses fonctions et se consacra dès
lors exclusivement à l'exploitation de ses grands domaines d'Orange,
de Pomeyrol (commune de Tarascon) et du Bordelet (com. de Saint-Just, dans
l'Ardèche). il devint bientôt l'un des agronomes les plus
reconnus et fut élu en 1881 correspondant de l'Académie
des sciences de Paris. De 1846 à 1848, il avait représenté
le département des Bouches-du-Rhône à la Chambre des
députés, où il siégea parmi les conservateurs,
et il avait été maire d'Orange de 1878 à 1881.
Ses travaux ont plus particulièrement porté sur la constitution chimique des terres arables et leur amendement. Outre une vingtaine de mémoires insérés dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences (années 1869-73, 1881 et suiv.) et quelques brochures d'économie politique, il a publié: Traité de la détermination des terres arables dans le laboratoire (Paris, 1872, in-8; 3e édit., 1876). (L. S.). |
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| Gasparin (Catherine
Valérie Boissier, comtesse de), née à Genève
le 15 septembre 1843. Élevée au sein d'une riche famille
patricienne, elle épousa, en mars 1837, le comte Agénor de
Gasparin. Sa carrière littéraire fut aussi féconde
que celle de son mari. Dès l'âge de vingt ans, elle publia,
sous le pseudonyme d'Ant. Goru, trois Nouvelles Le ressort de sa morale est un christianisme |
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