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Les
gens
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| Fries (Jakob
Friedrich), philosophe, né à Barby, dans la Saxe prussienne,
le 23 août 1773, mort à Iéna le 10 août 1843.
Il fit ses études à l'école primaire, puis au séminaire
théologique des Frères moraves. A Leipzig La philosophie de Fries représente dans l'histoire de la philosophie allemande, un important essai de conciliation entre le criticisme de Kant et la philosophie de la croyance de Jacobi. Fries pose tout d'abord la question de savoir si la critique de la raison, qui recherche a priori comment la connaissance est possible, repose elle-même sur une connaissance a priori ou sur une connaissance a posteriori. C'est à cette dernière conclusion qu'il s'arrête; la psychologie, fondée sur l'expérience interne, devient ainsi la base de toute la philosophie. Avec Kant, Fries admet que l'espace, le temps et les catégories sont des formes a priori que l'esprit impose aux données des sens. La pure impression devient ainsi successivement intuition (Anschauung), phénomène (Erscheinung) et expérience (Erfahrung). Dans ces conditions, le monde des sens n'est qu'un monde de purs phénomènes, mais ces phénomènes sont objets de savoir (Wissen). Aucun n'échappe à l'expérience ni à l'application de formules mathématiques : les organismes mêmes, dont Kant expliquait le fonctionnement par la finalité, se ramènent à un jeu mécanique de mouvements réciproques. Mais la chose en soi, l'essence réelle de l'objet nous échappe et ne détermine en nous rien de plus que la croyance (Glaube). Nous devons supposer un inconditionné sous le conditionné et nous sommes amenés ainsi à croire que le phénomène correspond à quelque chose de réel. Enlevez aux catégories tout contenu qui les détermine, il vous reste certaines idées-pures, idées d'absolu dans l'ordre de la qualité, idée de simplicité, d'incommensurabilité dans l'ordre de la quantité, idées d'âme, de monde et de divinité dans l'ordre de la relation et à ces dernières se suspend la triple croyance à l'immortalité de l'âme, à la liberté de la volonté humaine et à l'existence d'un Dieu. Ces trois croyances ne sont pas, comme le voulait Kant, des postulats de la raison pratique, mais des convictions rationnelles, et la moralité même repose sur la croyance à la valeur de la personne humaine qui est impliquée dans tout acte de la raison. Entre le savoir et la croyance, la transition est opérée par le pressentiment (Ahnung). Le pressentiment nous fait reconnaître le supra-sensible dans le sensible, l'être dans le phénomène. C'est dans le sentiment du beau et du sublime qu'il nous est permis d'entrevoir cette union de l'éternel et du fini. La raison pressent, dans la beauté des créatures animées, dans l'ordre de l'univers, la bonté toute-puissante et l'idée même de Dieu et s'élève à une conception esthétique du monde. Jakob Fries a laissé après lui une véritable école de philosophes. Ses disciples immédiats Apelt, Schleiden, Schlömilch et Schmid s'unirent en 1847 et publièrent sous le titre d'Abhandlungen der Fries'schen Schule (Leipzig, 18481849, 2 part.), une série d'études conformes aux doctrines du maître. D'autres disciples, Mirbt, Van Calker, De Wette, Ernst Hallier, se sont réclamés des idées de Fries jusqu'à la fin du XIXe siècle. (Th. Ruyssen).
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| Fries (Bengt Fredrik),
zoologiste Ayant voyagé en Laponie et en Finmark (1821) et étudié l'ichtyologie sur le littoral du Bohus (1837-38), Bengt Fries avait fait des observations qu'il consigna dans Observationes entomologicae (1824); Matériaux ichtyologiques pour la faune suédoise (1839), et dans le splendide ouvrage sur les Poissons de la Suède, dessinés d'après nature par W. von Wrigth (Stockholm, 1836-38, fasc. I-V) qu'il publia avec C.-U. Ekstroem. On lui doit encore Rapport sur les nouveaux travaux et les découvertes en zoologie (1832-37). (B-s.). |
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| Fries (Elias Magnus),
botaniste né au presbytère de Femsjoe (Smâland)
le 15 août 1794, mort à Upsala le 8 février 1878. Dans
la maison de son père qui était versé en botanique
et où le latin était la langue usuelle, il apprit tout à
la fois cette science qu'il cultiva toute sa vie et cet idiome dont il
se servit dans la plupart de ses ouvrages, quoiqu'il écrivit sa
langue maternelle avec assez d'élégance pour être admis
au nombre des Dix-huit de l'Académie suédoise
(1847).
Docent (1814), adjoint (1819), professeur
(1824) de botanique à l'université de Lund, il fut
appelé à la chaire d'économie pratique à Upsala
(1834), à laquelle fut joint l'enseignement de la botanique (1852);
de la sorte, il succéda à plus d'un titre aux deux Linné,
à Thunberg et à Wahlenberg. Ses leçons et ses conférences
dans les excursions n'étaient en effet pas moins remarquables que
ses écrits ( Après avoir pris sa retraite en
1859, il continua de diriger le jardin et le musée botaniques de
l'université jusqu'en 1863. On le regarde comme le fondateur de
la mycologie (
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| Fries (Jean), érudit
né à Greifensee (Zurich) en 1505, mort le 28 janvier 1565.
Protégé par le réformateur Zwingli,
il bénéficia d'une bourse et fut envoyé avec son condisciple
et ami Conrad Gessner, le naturaliste, en France,
pour y poursuivre ses études. De retour à Zurich, Fries devint
professeur de latin à l'école de la ville et s'occupa activement
de l'étude des langues orientales. On lui doit un Dictionarium
latino-germanicum (1541), suivi d'un autre plus étendu (1556)
qui eut de nombreuses éditions. Fries a écrit aussi des ouvrages
d'érudition, des traductions en allemand, sans compter des chants
d'église et des mélodies à quatre voix pour les odes |
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Fries. - Plusieurs
peintres ont porté ce nom :
Hans Fries, peintre né à Fribourg en 1465, mort en 1520. En 1487, on le trouve à Bâle |
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© Serge Jodra, 2005. - Reproduction interdite.