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François
de Neufchâteau (Nicolas Louis, comte), homme d'État et
écrivain, né en 1750 à Saffais (Meurthe), mort en
1828, fut élevé dans la ville de Neufchâteau, voisine
du lieu de sa naissance, dont il prit le nom. Enfant précoce, il
fit dès l'âge de 12 ans des vers qui lui méritèrent
les encouragements de
Voltaire.
Après avoir rempli diverses fonctions
dans la magistrature en France et à Saint-Domingue ,
il siégea à l'Assemblée législative, et devint
secrétaire, puis président de cette assemblée. Ministre
de l'intérieur en 1797, il entra au Directoire à la place
de Carnot après le 18 fructidor, en sortit
en 1798 pour reprendre le portefeuille de l'intérieur, et signala
son administration par son zèle pour les lettres, l'industrie et
le commerce : c'est lui qui eut la première idée des expositions
publiques de l'industrie.
Créé sénateur sous
l'Empire, il ne s'occupa plus guère que d'agriculture. II entra
en 1816 à l'Académie française.
On a de lui des poésies légères, une comédie
de Paméla, jouée au Théâtre-Français
en 1793 et qui le fit emprisonner; un Discours sur l'art de lire les
vers, les Tropes, poème en 4 chants, des Fables et
Contes
en vers, un Essai
sur les meilleurs ouvrages français écrits en prose jusqu'aux
Provinciales ,
de bons traités d'éducation et d'agronomie, etc. On trouve
dans ses écrits de la facilité et de l'élégance,
mais peu de force et d'originalité. |
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