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Fox (Edward),
évêque et homme d'État anglais ,
né vers 1496, mort le 8 mai 1538. Elevé à Eton
et à Cambridge ,
il entra dans la vie comme secrétaire du cardinal Wolsey, dont la
faveur explique la rapidité de sa carrière. Il avait l'esprit
médiocre, mais de l'énergie, du tact et des qualités
de diplomate. Wolsey l'envoya à Rome
en 1528 avec Gardiner pour entretenir Clément
VII de la validité du mariage de Henri
VIII
avec Catherine d'Aragon. C'est lui qui,
en 1529, à Wattham, présenta Cranmer au roi. C'est lui qui
fut chargé d'extorquer aux universités de Cambridge, d'Oxford
et de Paris
(mai 1531) un avis favorable au divorce. Il était, suivant l'expression
de l'ambassadeur Chapuys, un des boutefeux du divorce. Dans les négociations
au sujet de cette délicate question, il se montra si habile que
d'autres missions diplomatiques lui furent confiées (ligue avec
François
Ier, 1532-1533
; paix avec l'Ecosse ,
1534). Pendant ce temps, il continuait à tenir entre ses mains tous
les fils de l'affaire du divorce et inclinait de plus en plus vers le schisme,
dont Chapuys le tenait, avec Cranmer et Cromwell, comme le plus décidé
partisan. Son élection au siège épiscopal d'Hereford
date d'août 1535; en septembre, il alla solliciter à Wittenberg
l'approbation de Luther au divorce ; il n'en obtient
pas de formelle. Il a laissé divers écrits de polémique.
On attribue à ce diplomate consommé diverses maximes de la
sagesse des nations, par ex.: Si vis pacem, para bellum. |
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Fox (Luke). - Voyageur né
à Hull en Angleterre
le 20 octobre 1586, mort à Whitby en juillet 1635. Fils d'un marin,
il s'éprit de bonne heure de la vie aventureuse du navigateur. En
1629, il pétitionnait pour obtenir une subvention qui lui permit
d'entreprendre une exploration dans les mers arctiques .
En 1634, équipé par des marchands
de Londres ,
il s'embarquait pour la baie d'Hudson à la recherche du passage
du Nord-Ouest. Il revint au bout de sept mois, après avoir recueilli
de fort intéressantes observations qu'il consigna dans un volume
: North-West Fox, or Fox from the North-West passage (Londres, 1635,
in-4), qui contient une carte très détaillée
des régions arctiques. |
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Fox (George). - Fils
d'un tisserand de Drayton, dans le comté de Leicester, né
en 1621, fut d'abord cordonnier. A l'âge de 19 ans, il se crut suscité
de Dieu
pour corriger les vices de son siècle, et commença à
répandre ses doctrines en 1617. Il eut bientôt des sectateurs,
qui prétendaient reconnaître que le Saint-Esprit se manifestait
en eux à un certain tremblement, d'où ils furent appelés
quakers,
c. à d. trembleurs. Il propagea la secte dont il était le
fondateur en Angleterre ,
en Ecosse ,
en Irlande ,
et passa en Amérique
en 1672. Revenu en Europe ,
il alla, en 1684, prêcher en Hollande ,
à Hambourg ,
dans le Holstein et en Prusse ,
et mourut en 1681 ou 1690. |
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Fox (Charles James).
- Homme d'Etat britannique ,
second fils de lord Holland, né à Londres
en 1749, entra à la Chambre des communes avant l'âge de 20
ans. Il s'y montra grand orateur, et soutint le ministère de lord
North, qui le nomma l'un des lords de l'amirauté, et ensuite lord
de la trésorerie. Mais il se prononça en 1774 contre
le serment du test, imposé aux catholiques, et fut destitué
séance tenante. Il devint alors l'ami du célèbre Burke.
Il réclama pour les colonies d'Amérique
le droit de se taxer elles-même. Il fit passagèrement partie
du ministère de Rockingham, auquel succéda celui de lord
Shelburne, qu'il renversa à la tête des Whigs, en 1783. Il
entra aussitôt. dans un ministère de coalition. Mais, un bill
qu'il avait proposé pour régler le gouvernement de la Compagnie
des Indes, au détriment de la prérogative royale, avant été
rejeté, Pitt fut chargé de former
un nouveau ministère. Fox en fut l'adversaire.
Il applaudit à la Révolution
française, et la proclama « le plus grand pas qui eût
encore été fait pour l'affranchissement du genre humain ».
Il s'opposa à la guerre contre la France ,
et vit Burke se séparer de lui sans changer d'opinion. Il vécut
dans la retraite de 1797 à 1802, où il visita la France après
la paix d'Amiens .
Après la mort, de Pitt, il prit avec lord
Grenville, en 1806, la direction d'un ministère formé de
toutes les nuances de l'opposition; mais il mourut cette même année.
Adonné à la passion du jeu et à la débauche,
il unit la dissipation aux travaux de sa carrière politique. Dans
sa lutte avec Pitt, il s'est quelquefois élevé à la
plus véhémente éloquence. Ses Discours ont
été réunis en 6 vol. in-8°. Il est. auteur d'une
histoire des deux derniers rois de la maison de Stuart,
qui est un panégyrique de la Révolution
de 1688. |