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Fortin (Jean
Nicolas), ingénieur né à Mouchy-la-Ville (Oise)
le 9 août 1750, mort en 1831 (?). Il a été collaborateur
de Lavoisier, pour lequel il a mis au point
divers instruments de physique, dont la balance et le baromètre
bien connus qui portent son nom, et membre du Bureau des Longitudes.
Il a d'autre part donné une réduction au tiers de l'Atlas
céleste de Flamsteed (Paris, 1776,
in-4).
Il ne doit pas être confondu avec
Jean Frotin, dit Fortin (1719-96), qui fut professeur d'hydrographie
à Brest et publia des observations sur l'éclipse de Soleil
de 1764 et sur le passage de Vénus de 1769. (L. S.). |
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Fortin (L'abbé
A.) météorologiste né à Châteauneuf (Loiret)
en 1837, curé de la petite paroisse de Châlette, près
de Montargis. Il a repris vers 1863, au cours de recherches sur l'électricité
et le magnétisme, l'hypothèse, émise par le P.
Secchi, d'une relation intime entre les taches solaires éruptives
et les variations magnétiques d'une part, entre les variations magnétiques
et les tempêtes terrestres d'autre part, et il a construit, en partant
de cette donnée, un petit appareil, le magnétomètre
atmosphérique, qui doit, par la simple observation des agitations
de son aiguille, révéler le temps cinq ou six jours à
l'avance. Ce système de prévision météorologique,
que son auteur a exposé en détail dans un livre intitulé
le Magnétisme atmosphérique (Paris, 1890, in-12),
a été l'objet, de la part de quelques journaux parisiens,
d'une campagne assez bruyante et d'éloges certainement un peu hâtifs;
car il n'a à rencontré qu'incrédulité
auprès des gens compétents, et, dans la séance de
l'Académie des sciences de Paris du 2 février 1892, deux
des savants les plus autorisés ont publiquement et formellement
nié toute espèce de valeur à la théorie, aux
prédictions et même à l'appareil. L'abbé Fortin
a également publié : Almanach pour 1893 (Paris, 1893,
in-16). (L. S.).
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En
bibliothèque - Figaro
des 20 sept. 1890 et 9 juin 1891. - Journal officiel du 6 février
1892. |
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