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Fontanes
(L. de). - Poète et administrateur né à Niort en 1757,
mort à Paris
en 1821, était fils de J. Marcellin de Fontanes, inspecteur des
manufactures, et fut élevé par les Oratoriens. Il se distingua
de bonne heure par son talent pour la poésie et publia ses premières
productions dans le Mercure de France et l'Almanach des Muses.
Dans la Révolution, il se montra l'ami d'une sage liberté.
Proscrit au 18 fructidor, il se réfugia en Angleterre ,
où il se lia avec Chateaubriand.
Il revint après le 18 brumaire et s'attacha à Bonaparte.
Lors du rétablissement des études, il fut nommé professeur
de belles-lettres ail collège des Quatre-Nations ,
et membre de l'Institut .
Il entra en 1804 au Corps législatif, en devint président
en 1805, et s'y fit remarquer par son éloquence, mais aussi par
son adulation; cependant il mêla quelquefois à l'éloge
d'utiles avis. Il fut nommé en 1808 grand maître de l'Université
et fut appelé au sénat en 1810. Fontanes a laissé
peu de poésies, mais elles se distinguent par l'élégance
et la pureté du style. On estime surtout le Verger, 1788;
le Jour des Morts, imité de Th. Gray, 1796; les Tombeaux
de Saint-Denis ,1817
une traduction de l'Essai sur l'homme de Pope,
1783 et 1821. Il travailla longtemps à un grand poème épique,
la
Grèce délivrée, qu'il n'a pu achever. Non moins
remarquable comme orateur que comme poète, il brille par la noblesse
et l'élégance, mais il manque de feu. La collection de ses
discours a été publiée en 1821; on y remarque l'Éloge
de Washington (1800). Ses
Oeuvres
ont été publiées en 1839 par Sainte-Beuve,
2 volumes in-8, d'après ses manuscrits, avec une bonne Notice
sur l'auteur. |
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