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Les
gens
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| Flatters
(Paul François Xavier), officier et explorateur né à
Laval le 16 septembre 1839, mort au Sahara Parti d'Ouargla (Nord du Sahara algérien)
le 5 mars 1880, avec trente-neuf personnes, il se met en marche vers le
Sud en remontant la vallée de l'Igharghar par Aïn-Baïba,
El-Bïodh et Timassinin. Arrivé à ce dernier point, il
oblique au Sud-Est, par la vallée des Ighargharen et vient camper
le 16 avril sur les bords du lac Menghough, à la lisière
du pays des Touareg Azdjer. Là le manque de vivres et les dispositions
peu rassurantes des indigènes l'obligent à rebrousser chemin.
Le 17 mai il rentre à Ouargla, n'ayant rempli que la première
partie de son programme, mais ramenant tout son monde et rapportant des
renseignements précieux sur le pays parcouru. Il organise aussitôt
une nouvelle expédition. Celle-ci, forte de 93 hommes, quitte Ouargla
le 4 décembre 1880 et s'achemine vers le Sud par une route située
à l'Ouest de la précédente ( La caravane remonte d'abord l'oued Mia
jusqu'à Inifel, puis l'oued Insokki jusqu'au puits de ce nom. Elle
se porte ensuite au Sud-Est par Messeguem en contournant le plateau de
Tademaït, et rejoint la haute vallée de l'Igharghar à
Amguid. De là, elle continue sa route par la sebkha d'Amadghar,
se dirigeant sur Asiou, point important du Sahara Désorganisée par ce désastre, la caravane se met aussitôt en retraite sous la conduite du lieutenant de Dianous. Les Touareg la poursuivent, enlevant les traînards et les bêtes de somme. Dianous est tué dans un combat près d'Amguid. Alors commence une course lamentable à travers un pays sans eau, sans vivres, où les malheureux fugitifs sont réduits à se manger les uns les autres. Enfin, le 4 avril, les derniers survivants arrivent à Messeguem. Là ils trouvent du secours et sont ramenés à Ouargla presque expirants. Des 93 membres de l'expédition 21 seulement échappèrent. Aucun Français n'était du nombre; tous les papiers de la mission furent perdus. Cependant, grâce aux lettres écrites par Flatters avant la catastrophe, on put reconstituer une partie des observations faites par lui et ses compagnons de voyage. Si incomplètes qu'elles soient, ces observations resteront pendant plusieurs décennies une des bases les plus sérieuses des connaissances sur le Sahara central. (Ch. Grandjean). |
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.