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Flammarion,
Camille
(1842-1925). - Né à Montigny-le-Roi (Haute-Marne) le 25 février
1845, fut élève astronome à l'observatoire de Paris
(1858-1862). En 1865, il devint rédacteur scientifique au journal
Le
Siècle, ensuite dans d'autres journaux, et commença alors
à faire des conférences d'astronomie populaire. En 1882,
Il établit un observatoire à Juvisy dans un château
que M. E. Méret lui avait donné. Il est fondateur de la Société
astronomique de France (1887). Parmi ses ouvrages, dont plusieurs se distinguent
par des images poétiques et par des aperçus mystiques, citons
: Astronomie populaire (100e mille,
1895); Les Étoiles et les Curiosités du Ciel (55e
mille, 1897); Les Terres du Ciel (55e mille,
1899); Catalogue
des Étoiles doubles et multiples en mouvement relatif certain
(1878); La Planète Mars (1892), où l'on trouve l'état
détaillé des hypothèses sur la constitution physique
de cet astre.
C. Flammarion a présenté
à l'Académie des Sciences plusieurs
mémoires sur la planète Mars .
Dans les Mémoires de 1863 et de 1865, il a émis l'opinion
que les neiges aux pôles de Mars pouvaient étre dues à
un liquide analogue à l'eau, mais de composition chimique différente.
Dans le Mémoire de 1873, il écrit qu'il a remarqué
à l'hémisphère nord de Mars, alors moins connu que
l'hémisphère sud, une calotte offrant l'aspect d'un pois
blanc; qu'il pense que la couleur rouge des continents est due à
une végétation quelconque. Le Mémoire de 1877
contient une Carte construite d'après les principaux dessins
de Mars et l'Aérographie (1875) publiée par Terby.
Cerulli,
ayant observé Mars pendant l'opposition de 1896 à 1897, avait
reconnu que cette planète a beaucoup de canaux; mais il pensait
que ce sont simplement des lignes reliant des taches dont on ne voit pas
la forme. C. Flammarion, en analysant les résultats que donne la
Carte
de Mars établie par Cerulli, déclarera qu'il n'admet
pas que la topographie martienne soit telle que cette Carte l'indique.
(Lebon, 1899).
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