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Fine
(Oronce), mathématicien né à Briançon
en 1494, mort à Paris
le 8 octobre 1555. On dit d'ordinaire, mais à tort, Finé.
Son père, François Fine, avait écrit sur l'astronomie.
Oronce porta en son temps le glorieux titre de rénovateur des études
mathématiques en France. Une chaire
fut créée pour lui en 1532 au Collège de France et
ses cours eurent un succès extraordinaire.
Il venait de publier
sa Protomathesis, ouvrage considérable, comprenant quatre
livres sur l'arithmétique, deux sur
la géométrie, cinq sur la cosmographie,
quatre sur la gnomonique. Des différentes
parties de cette vaste compilation, savante pour l'époque, mais
sans originalité, il fit plus tard diverses rééditions
séparées sous des titres différents, ainsi que des
traductions qu'il offrit à tous les grands personnages dont il pouvait
espérer des largesses. Ces volumes sont surtout remarquables par
l'exactitude des figures.
La réputation
d'Oronce Fine ne survécut guère à la publication posthume
de l'ouvrage : De Rebus mathematicis hactenus desideratis (1556),
confiée aux soins de son ami Antoine Migauld. Il avait prétendu
y résoudre par la règle et le compas et comme application
de la divina proportio (section en moyenne et extrême raison)
: l'invention de deux moyennes proportionnelles, la quadrature du cercle,
l'inscription des polygones réguliers de 7, 11, 13 côtés,
la division de la sphère en deux segments de rapport donné.
Oronce Fine s'était d'abord fait connaître en éditant
en France des ouvrages étrangers. (T.). |
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