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Ferrer (San
Vicente), souvent nommé en français Vincent Ferrier,
dominicain
et prédicateur né à Valence (Espagne) vers 1357, mort
à Vannes,
en Bretagne , le 5 avril 1419. Il entra dans l'ordre de Saint-Dominique
et parcourut l'Espagne, la France, l'Angleterre, l'Irlande et l'Allemagne,
à partir de 1397, préchant avec véhémence contre
les vices du siècle et menaçant la chrétienté
des colères célestes. Sa parole, vigoureuse et triviale dans
son énergie, faisait éclater l'auditoire en sanglots et provoquait
souvent des conversions soudaines. Mariana affirme
qu'il accomplit des miracles fréquents, au cours de sa mission religieuse;
il rendait, dit-il, la vue aux aveugles, guérissait les paralytiques
et les malades et « ressuscitait même les morts -».
Par l'effet de son éloquence, dit-on,
8000 musulmans
et 35 000 juifs
( La diaspora juive )
reçurent le baptême, en Castille
(1404). Nombre d'autres renoncèrent à leur foi ,
à la suite des conférences que l'ardent dominicain eut avec
les chefs de la Synagogue ,
dans les juiveries d'Aragon
(1414).
Cette oeuvre de prosélytisme était
d'ailleurs énergiquement secondée par le pape Benoît
XIII et par les ordonnances qu'il rendit contre les hérétiques
juifs et maures. Après la mort du roi Martin d'Aragon (1410), Valence
choisit Vicente Ferrer et son frère, le chartreux
Fray Bonifacio, pour la représenter à l'assemblée
chargée de prononcer entre les prétendants au trône
d'Aragon. Ferrer soutint l'infant Ferdinand de Castille, fils de Juan Ier,
et annonça lui-même son élection, à la suite
d'un sermon, devant le peuple réuni (1412).
Ferrer mourut dans un couvent de Vannes
où il avait passé les dernières années de sa
vie, avec quelques religieux de son ordre, et fut enterré dans cette
ville. Pendant les troubles de la Ligue, en 1592, Philippe
II réclama les vénérables restes du saint espagnol.
Comme il ne put les obtenir, quelques soldats valenciens, en garnison à
Vannes, cherchèrent à les dérober. Les chanoines durent
les cacher, et réussirent ainsi à les conserver à
leur église. Vicente Ferrer fut canonisé, sous le pontificat
de Calixte III, en 1455. (L.
Dollfus). |
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Ferrer (Bartholomeo),
et non, comme on trouve parfois, Ferrelo, navigateur espagnol du
XVIe siècle. Il fut attaché,
en 1542, comme premier pilote, à l'expédition envoyée
sur la côte occidentale de la Californie
par le vice-roi du Mexique, Antonio de Mendoza, sous les ordres de Juan
Rodriguez Cabrillo. A la mort de celui-ci, en 1543, Ferrer prit le
commandement de l'expédition. Ferrer navigua jusqu'au cap Blanc,
mais le froid et le manque de vivres l'obligèrent à faire
voile pour la Nouvelle-Grenade. |