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Jean Faust est
un fameux magicien et nécromancien. On le fait naître à
la fin du XVe siècle, dans la Souabe ,
le Wurtemberg ou le Brandebourg, étudier d'abord à Ingolstadt,
puis à Wittemberg en Saxe, et on lui donne toutes les connaissances
cultivées de son temps, théologie, jurisprudence, philosophie,
astronomie; il s'attacha surtout aux sciences occultes, telles que l'astrologie,
la chiromancie, la démonologie. Un oncle riche lui ayant légué
sa fortune, il en profita pour se livrer à tous les genres d'excès
quand son patrimoine fut épuisé, il fit, selon la légende,
un pacte avec le Diable
qui lui apparut caché sous le nom et la forme de Méphistophélès,
petit moine gris, et il s'engagea par ce pacte à lui livrer son
corps et son âme à la condition que le démon le servirait
pendant 24 ans. En effet, pendant 24 années, Faust réussit
dans tout ce qu'il entreprit; mais au bout de ce temps il disparut. C'est
vers 1550 qu'on place cet événement.
On donne pour amante à Faust l'innocente
Marguerite, qu'il avait séduite, et pour compagnon un fidèle
serviteur, Wagner. Il a pu exister un véritable Faust, mais le personnage
vulgairement désigné sous ce nom a fini par n'être
plus qu'un type qui représente à la fois l'avidité
la témérité et le danger de la science. La vie de
J. Faust a été écrite plusieurs fois, notamment par
George Wiedman, Hambourg, 1593, et trad. en français sous le titre
d'histoire prodigieuse et lamentable de J. Faust, grand magicien et enchanteur,
Par Palma Cayet, Paris, 1674. Heuman a composé
une curieuse dissertation sur Faust, Wittemberg, 1683. Gœthe,
en Allemagne, Marlowe, en Angleterre, ont mis sur la scène la légende
de Faust, - Quelques uns ont pensé que Faust n'est autre que Jean
Fust de Mayence, un des inventeurs de l'imprimerie, dont la vie aurait
été défigurée par les contes populaires.
(A19).
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Paul-Jean
Franceschini, Jacques Le Rider, Faust,
le vertige de la science, Larousse, 2010.
2035846188
Faust
apparaît au XVe siècle en Allemagne alors que l'Europe se
déchire autour de la Réforme. Pratiquant la magie noire,
il aurait vendu son âme au diable pour obtenir le savoir et le pouvoir
- mais aussi les jolies filles et la belle vie. Sa légende se diffuse
par le théâtre populaire et la toute jeune imprimerie. Marlowe,
le premier, dans l'Angleterre de Shakespeare, transforme en figure vertigineuse
celui que Luther dénonçait comme le "postillon du diable".
En Allemagne, le sulfureux doktor Faustus poursuit sa carrière au
gré des écrivains et jusque dans les spectacles de marionnettes.
Goethe, à l'aube du XIXe siècle, hausse le personnage jusqu'au
mythe, désormais indissociable de Méphistophélès
et Marguerite. Faust incarne la tentation d'une science sans limites. Il
exprime aussi l'élan d'une mystique amoureuse, par-delà sagesses
et symboles. Force de l'Ombre ou esprit des Lumières? Les nationalistes
ont voulu se l'approprier, mais les champions de l'humanisme le leur ont
arraché. L'aventure continue. (couv.).
Hervé
Le Tellier,
L'orage en août, Erasme,
Faust, Luther : une rencontre, La Lettre volée,
2003.
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