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Erdmann
(Otto Linné), chimiste né à Dresde
en 1804, mort à Leipzig
en 1869. Il se fixa à Leipzig où il fut nommé en 1830
professeur de chimie et où il fonda en 1842 un laboratoire bien
organisé. Ses principales recherches ont porté sur le nickel
et l'indigo. Il fit également, en collaboration avec Marchand, un
travail sur les poids atomiques des corps simples. ll fut rédacteur
en chef du Journal für technische Chemie (Leipzig, 1828-1833)
et du Journal für praktische Chemie (Leipzig, 1834 et suiv.).
(D.
B.). |
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Erdmann (Johann Eduard),
philosophe né à Wolmar, en Livome, le 13 juin 1805. Il a
fait ses études de théologie à l'université
de Dorpat ,
puis à celle de Berlin
où il suivit pendant deux ans les cours de philosophie
de Hegel et de Schleiermacher
(1826-28). Rentré dans sa ville natale, il y fut nommé premier
prédicateur et pasteur, mais il revint en 1832 à Berlin,
y prit ses grades en 1834 et devint en 1836 professeur de philosophie à
l'université de Halle.
Dans ses nombreux ouvrages proprement philosophiques,
Ed. Erdmann ne s'est guère éloigné du point de vue
de Hegel. Comme historien de la philosophie, il
a laissé deux ouvrages de premier ordre : Versuch einer wissenschaftl.
Darstellung d. neuern Philos. (I, Riga ,
1834-36 ; II, III, Leipzig ,
1840-53); et Grundriss d. Gesch. d. Philos. (Berlin, 1855, 2 vol.;
3e éd., 1878). Il est surtout connu
à l'étranger par son utile édition des Oeuvres
philosophiques de Leibniz en 1 seul vol.
(Berlin, 1840, in-4). (Th. Ruyssen).. |
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Erdmann (Benno), philosophe
né le 30 mai 1851. Il a fait ses études à l'université
de Berlin
où il devint bientôt privat-docent de philosophie.
Il fut appelé, en 1878, à la chaire de philosophie de l'université
de Kiel, et de là passa à l'université de Breslau.
Si l'on excepte un des premiers ouvrages de ce philosophe, Die Axiome
der Geometrie (Leipzig, 1877), essai sur la valeur philosophique des
théories géométriques de Riemann
et d'Helmholtz, on peut dire qu'il a surtout
attaché son nom à l'étude de la philosophie allemande
du XVIIIe siècle et à la
critique de l'oeuvre de Kant, dans laquelle il croit
retrouver les traces d'une évolution ou même d'une déformation
progressive qu'aurait subie la pensée du philosophe. (Th.
Ruyssen). |