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Dupuis (François),
érudit, né à Trie-le-Château, près de
Gisors,
en 1742, mort en 1809, était fils d'un maître d'école.
Il se fit d'abord connaître comme humaniste, fut nommé en
1766 professeur au collège dit de Lisieux (à Paris), et devint
plus tard prof. d'éloquence latine au Collège de France.
S'étant lié avec Lalande, dont
il suivait les cours, il prit goût à l'astronomie, et rapprochant
de cette nouvelle étude ses connaissances en mythologie ,
il fut conduit à imaginer que les divinités de la fable ne
sont autre chose que des constellations ,
que les noms des dieux
sont les mêmes que ceux des astres, que leurs bizarres aventures
ne sont qu'une expression allégorique du cours des astres et de
leurs rapports mutuels.
François Dupuis exposa cet ingénieux
système, dès 1777, dans le Journal des Savants; en
1781, il publia un Mémoire sur l'origine des Constellations et
sur l'explication de la Fable par l'astronomie; en 1794, il fit paraître
l'Origine de tous les Cultes, ou la Religion universelle(3 vol.
in-4, ou 12 vol. in-8), où il développait tout au long son
système; il en donna un Abrégé en 1798. A la
Révolution, il joua un moment un rôle politique, fut député
à la Convention, puis au Conseil des Cinq-Cents, et fut même
ballotté avec Moulins pour la place de directeur. Il avait été
reçu en 1788 membre de l'Académie
des inscriptions; il fut de l'Institut dès sa formation.
Outre l'Origine des Cultes, on a
de lui un Mémoire sur le zodiaque de Tentyra (Denderah ),
1806, qui a excité une dispute célèbre : il veut y
prouver que ce zodiaque
représentait l'état du ciel à une époque où
le point équinoxial
coïncidait avec le signe de la Vierge ,
époque qui remonterait à 15 ou 16 mille ans. Dacier
a prononcé son Eloge à l'Institut. |
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Dupuis (Charles). -
Graveur, né à Paris
en 1685, mort en 1742, élu en 1730 membre de l'Académie,
a gravé un grand nombre de tableaux
des galeries de Versailles et du Palais-Royal .
On estime surtout : la Terre et l'air, d'après L.
Boullongne; Saint Jean dans le désert, d'après
Carle Maratte; le Mariage de la Vierge, d'après Vanloo. |
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Dupuis (N. Gabriel).
- Frère du précédent, graveur lui aussi, né
en 1695, mort en 1771, sut donner à son burin la souplesse de la
pointe. Ses oeuvres les plus estimées sont : Énée
sauvant son père de l'incendie de Troie ,
d'après Vanloo; l'Adoration des rois, d'après P.
Véronèse; la Vierge et l'Enfant Jésus d'après
Annibal
Carrache. |