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Duprat (Antoine).
- Cardinal, chancelier de France ,
né à Issoire en 1463, mort en 1535, était premier
président au parlement de Paris
(1507), lorsque la comtesse d'Angoulême
lui confia l'éducation de son fils, le futur François
Ier. A
l'avènement de ce prince (1515), il fut nommé chancelier.
Il suivit François I en Italie ,
négocia avec Léon X le Concordat de 1516, qui sacrifiait
les libertés gallicanes, et le fit enregistrer au parlement de Paris,
malgré la plus vive opposition des cours souveraines des universités
et du clergé de France.
Le chancelier devint dès lors l'objet
d'une haine universelle, haine qui s'accrût encore lorsque, pour
faire face aux dépenses qu'occasionnait la guerre contre Charles-Quint
et aux profusions de la cour, il créa et vendit des offices et leva
des contributions sur le clergé. Cependant il n'en conserva pas
moins un immense crédit pendant l'absence et la captivité
de François I, la duchesse d'Angoulême, régente du
royaume, ne gouverna que par ses conseils, et le roi, à son retour,
anéantit une procédure que le parlement avait commencée
contre lui.
Duprat, veuf depuis plusieurs années,
avait embrassé l'état ecclésiastique, et la régente
l'avait nommé archevêque de Sens; en 1527 il fut créé
cardinal et en 1530 légat a latere. Il s'occupa alors particulièrement
des affaires de religion, et provoqua toutes les mesures de rigueur qui
furent prises contre les réformés. Ce ministre déploya
une grande habileté, mais il fit le malheur du peuple par son ambition,
son avidité et son dévouement servile aux volontés
du prince. A la mort de Clément VII,
1534, il voulut lui succéder, et offrit à François
I de subvenir par lui seul aux frais de son élection; mais le
roi n'accueillit pas la proposition. Sa Vie a été
écrite en 1857 par le marquis Duprat, un de ses arrière-neveux,
qui a cherché à réhabiliter sa mémoire. |
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Duprat (Pardoux), Pardulphus
Prateius. - Jurisconsulte, né en 1520 à Aubusson ,
mort vers 1669, publia à LyonJurisprudentia
vetus (Dracon, Solon,
XlI Tables, etc.), 1559; Jurispr. media, 1561; Lexicon juris,
1569, et quelques traductions, notamment celle du centon
de Falconia en vers francais. |