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Dulaurens
(H. Joseph), né à Douai en 1719, était entré
chez les chanoines réguliers de la
Trinité, mais il quitta la vie monastique pour se livrer à
la littérature et vint dans ce but à Paris.
Lors de l'arrêt rendu par le parlement contre les Jésuites
(1761), il publia contre cet ordre une satire violente sous le titre de
Jésuitiques.
Poursuivi pour la publication d'écrits irréligieux et immoraux,
il se réfugia en Hollande
et se mit aux gages des libraires d'Amsterdam,
de Liège, de Francfort, mais sans pouvoir sortir de l'indigence.
Dénoncé à la chambre ecclésiastique de Mayence,
comme auteur d'ouvrages impies, il fut condamné à une prison
perpétuelle (1767) et enfermé au couvent de Mariabom, où
il mourut au bout de 30 ans (1797). Dulaurens avait de l'esprit, de l'imagination
et surtout une facilité prodigieuse. Outre les Jésuitiques,
on a de lui deux poèmes héroï-comiques
: le Balai, 1761, et la Chandelle d'Arras, 1765; l'Arétin
moderne, 1776 ; l'Évangile de la raison, 1764; le
Compère Matthieu, ouvrage licencieux qui fut d'abord attribué
à Voltaire. |
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