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Dudley (Edmond),
ministre de Henri VII, né en 1562,
prit une grande part au traité d'Etaples, conclu avec la France
en 1493. Il aida Henri VII à remplir ses coffres par toutes sortes
d'extorsions, et se rendit tellement odieux qu'à la mort de ce roi
(1509), Henri VIII, son successeur, le
sacrifia à la fureur du peuple. Il fut condamné comme coupable
de haute trahison et mis à mort, en 1510. |
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Dudley (John), duc
de Northumberland, fils du précédent et d'Élisabeth
Grey,
né en 1502, jouit de la faveur de Henri
VIII, malgré la disgrâce de son père, et fut nommé
par lui grand amiral d'Angleterre. Il eut encore plus de crédit
auprès de son successeur, le jeune Édouard VI, fut créé
comte de Warwick, duc de Northumberland, grand maréchal d'Angleterre,
et supplanta Somerset, son rival en puissance. Celui-ci, ayant tenté
de l'assassiner par vengeance, fut mis à mort (1552). Égaré
par l'ambition, Dudley conçut le projet de faire entrer la couronne
dans sa famille : voyant Edouard VI près du tombeau, il le persuada
d'exclure du trône ses propres soeurs Marie
Tudor et Elisabeth et de choisir pour
héritière Jane Grey, issue de Henri
VII, à laquelle il avait marié un de ses fils, Guildford
Dudley. Jeanne reçut en effet pendant quelques jours le titre de
reine mais la princesse Marie, soeur d'Édouard ayant fait reconnaître
ses droits, Dudley, abandonné de tout le monde, fut mis à
mort, ainsi que son fils et Jeanne Grey (1553). |
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Dudley (Robert), comte de Leicester ,
fils du précédent, lié en 1531, fut quelque temps
emprisonné lors de la sentence prononcée contre son père,
recouvra sa liberté dès 1554 et jouit du plus grand crédit
sous Elisabeth. Il prit sur cette princesse
un ascendant presque absolu par la beauté de sa figure, l'élégance
de ses manières, par sa souplesse et ses flatteries, et fut, dit-on,
sur le point d'obtenir sa main. La reine le combla de faveurs, le fit comte
de Leicester (1564), chancelier de l'université d'Oxford, lieutenant
général du royaume, et le chargea en 1585 et 1587 d'aller
dans les Pays-Bas soutenir les provinces révoltées contre
Philippe
II. Dépourvu de talents militaires, il n'éprouva que
des revers; il n'en conserva pas moins sa faveur jusqu'à sa mort
(1588). On accuse Leicester d'avoir conseillé à Elisabeth
d'empoisonner Marie Stuart, d'avoir lui-même
empoisonné le comte d'Essex afin d'épouser sa veuve (1576)
enfin d'avoir commis toutes sortes de crimes et de perfidies.
Walter
Scott a mis ce personnage en scène dans le Château
de Kenilworth . |