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| Du Chaillu
(Paul Belloni, dit Paul Du Chaylion). - Voyageur né
à Paris Du Chaillu rapporta de ce deuxième voyage de curieuses collections en tout genre, mais surtout en histoire naturelle; il en fit don plus tard au British Museum de Londres. C'est dans le cours de ce voyage qu'il eut l'occasion de voir le premier gorille et d'en tuer même quelques-uns. Le récit de son voyage qu'il publia en 1864, à Londres, sous le titre de Exploration and adventures in Equatorial Africa, souleva contre lui le scepticisme du public et surtout du monde savant. Ce qu'il rapportait sur les coutumes et les moeurs des Fans, ses découvertes géographiques qui avaient une certaine importance, ses descriptions un peu surprenantes des grands singes, lui attirèrent de nombreuses railleries et même des réfutations absolues. Pour couper court aux déclamations de ses détracteurs, Du Chaillu se prépara pour un nouveau voyage en ayant soin de s'entourer de toutes les garanties de réussite. Il se mit en route en 1863 et pénétra dans la région de l'Achango, région à peu près inexplorée jusqu'à lui. Le docteur Barth, alors de retour de son voyage en Afrique, avait mis en doute l'exactitude des données géographiques de Du Chaillu et ne pouvait croire que l'auteur avait été aussi avant dans les terres. Petermann lui-même, dans la carte de l'Afrique qu'il publia en 1862, ne tint pas compte des renseignements fournis par Du Chaillu et rapprocha vers la côte plusieurs points signalés comme placés dans l'intérieur des terres. Cependant la mission française Serval et Griffon du Bellay, qui revenait d'un voyage d'exploration sur le cours du fleuve Ogôoué, confirma, en 1862, la plupart des assertions de Du Chaillu, et Petermann reprit ces corrections et les reporta sur la carte d'Afrique qu'il publia en 1863. Ainsi pendant que Du Chaillu s'efforçait de rechercher les preuves de ce qu'il avançait, en recommençant un nouveau voyage, les circonstances et les autres explorateurs les lui fournissaient. C'est ainsi que Burton lui aussi confirma quelque temps après ce que Du Chaillu avait rapporté sur les moeurs des Fans et des tribus cannibales qui habitaient ces régions. Ce troisième voyage ne se termina pas aussi heureusement qu'il l'aurait souhaité, car il fut obligé de s'enfuir de I'Achango, abandonnant une partie de ses collections et perdant presque toutes ses notes. De retour en 1865, Du Chaillu se fixa en Angleterre où il resta assez longtemps. Pendant son séjour il mit en ordre les notes qu'il avait pu sauver. Dans son ouvrage A Journey to Ashango Land..., publié en 1867, Du Chaillu rectifie certaines assertions qu'il avait avancées dans son précédent livre et donne de curieux détails sur les tribus des bords du Fernand-Vaz. Depuis 1867 jusqu'à l'époque où il entreprit son voyage dans les régions du nord de l'Europe, Da Chaillu communiqua à différentes revues des articles d'histoire naturelle, des abrégés de ses voyages et des notes d'archéologie. (Alb. M.). |
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.