 |
Dorat (Jean),
Auratus.
- Savant du XVIe siècle, né
vers 1510 à Limoges,
mort en 1588, se fit d'abord remarquer par des poésies françaises,
qui lui valurent la faveur de François I
et le firent placer parmi les poètes de la Pléiade fut nommé
en 1560 professeur de grec au Collège de France, et se fit une grande
réputation par ses vers latins et grecs. Il forma Antoine
Baïf et Ronsard. Il publia en 1586 le
recueil de ses poésies : elles contiennent des Poèmes, des
Épigrammes,
des Anagrammes, des
Odes, des Églogues.
On y remarque le Tumulus Caroli (Charles
IX).
Il laissa deux fils et une fille
qui se distinguèrent aussi comme poètes et érudits. |
|
 |
Dorat (Claude Joseph).
- Poète français, né à Paris
en 1734, d'une famille de robe, mort en 1780, mena une vie fort dissipée
et épuisa son patrimoine en dépenses pour ses plaisirs et
pour l'impression de ses ouvrages. Il réussit dans la poésie
légère, tout en restant loin de Voltaire,
qu'il avait pris pour modèle; mais il voulut aussi être auteur
dramatique, faire des odes, des héroïdes dans le genre d'Ovide,
des fables, des romans,
et il échoua le plus souvent. Il se déclara l'ennemi des
philosophes, qui en revanche lui firent une rude guerre : il fut accablé
d'épigrammes.
On reproche à Dorat de l'afféterie,
un style maniéré, un ton perpétuel de persiflage et
une monotonie fastidieuse. Outre ses poésies légères,
on estime son poème de la Déclamation et le Mois
de Mai. Sa tragédie de Régulus et sa comédie
de la Feinte par amour eurent quelque succès, ainsi que les
Prôneurs ou le Tartufe littéraire, dirigée
contre les philosophes, surtout contre d'Alembert.
Il fut, ainsi que Cubières, étroitement
lié avec Fanny de Beauharnais, et
fit quelques romans en commun avec elle. Ses
Oeuvres furent publiées en 20 vol. de 1764 à 1780. Sautreau
de Marsy en a donné un choix en 3 v. in-12, 1786. |