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Les
gens
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| Dominique
(Saint), prêtre et fondateur de l'ordre des Dominicains,
né à Calahorra En 1191, une famine sévissant en
Castille En traversant le midi de la France, Dominique
et son évêque avaient été grièvement
peinés des progrès de l'hérésie
albigeoise. Quand leur mission fut accomplie, ils allèrent à
Rome, et l'évêque demanda au pape la permission de quitter
son diocèse afin de s'occuper de la conversion des hérétiques.
Innocent III la lui refusa et limita, dit-on,
à deux ans la durée de son séjour dans le Languedoc Dominique seul persévéra, prêchant au peuple, discutant avec les hérétiques, soutenu d'ailleurs, ajoute-t-on encore, par d'irrésistibles miracles. Voici l'un de ceux que la légende se complaît à rapporter : les Albigeois avaient un certain livre dans lequel étaient écrites les doctrines de leur secte; Dominique en écrivit un autre pour y répondre. On convint de jeter ces deux livres au feu, devant le peuple assemblé. Celui des hérétiques fut consumé aussitôt; celui de Dominique vola en l'air et alla se poser sur un relais qui était proche de là. Trois fois, les hérétiques opiniâtres s'obstinèrent à jeter le livre du saint dans le feu; mais trois fois il en sortit sans dommage. Ce livre a été conservé en témoignage du miracle. Vers 1206, Dominique forma une association
de femmes, puis d'hommes, pour s'occuper de l'éducation des enfants,
afin de les soustraire à l'influence des cathares.
En 1211, cette congrégation s'établit à Prouille En 1211, Dominique fut élu évêque
de Béziers Pour obtenir l'approbation de ce dessein, il accompagna à Rome l'évêque de Toulouse, qui se rendait au concile de Latran (1215). Mais, afin d'empêcher l'excessive multiplication des ordres religieux, qui est une des particularités caractéristiques de cette époque, le concile devait interdire la création d'ordres nouveaux. Innocent III accueillit Dominique avec une extrême bienveillance, mais fit des difficultés à son projet. Il fallait au moins un miracle pour le faire changer d'avis, et celui-ci se produisit sous la forme d'un songe que le pape eut une nuit, dans lequel il vit que l'église de Latran, lézardée de tous côtés, menaçait de s'écrouler; Dominique la soutenait de ses épaules. Réveillé en sursaut, le pape appela incontinent le saint et lui proposa de rattacher son entreprise à une règle existante. Dominique adopta la règle de saint Augustin, à laquelle il était habitué déjà comme chanoine régulier, et la renforça par des dispositions empruntées aux statuts de Prémontré, en introduisant quelques modifications dans le costume. Les nouveaux religieux commencèrent aussitôt à bâtir le couvent de Saint-Romain à Toulouse. Après la mort d'Innocent III, Dominique revint à Rome et obtint d'Honoré III la reconnaissance formelle de son ordre (22 décembre 1216), sous le nom de Frères prêcheurs, avec la mission spéciale de combattre les hérétiques et dans l'espoir « que ces frères seraient les champions de la foi et de vrais luminaires dans l'Église-».Dominique, créé Maître du Sacré Palais, professa la théologie À Rome, le pape l'avait chargé de rassembler en une maison, afin qu'il fût plus facile de les gouverner, des religieuses dispersées en divers quartiers entreprise difficile, parce que ces religieuses étaient accoutumées à une vie indépendante. La plupart résistèrent ; néanmoins, Dominique réussit à en réunir quarante-quatre, qu'il cloîtra, après leur avoir donné un nouvel habit et leur avoir fait promettre de suivre sa règle. Le premier chapitre des Frères prêcheurs se réunit en 1220, dans leur vaste maison de Bologne. Dominique qui, jusqu'alors, n'avait gouverné que par l'autorité du pape, fut élu général. Pour imiter les franciscains, ce chapitre adopta aussi la mendicité, malgré la résistance des frères de Toulouse, que de nombreuses donations avaient enrichis. Dans un second chapitre (1221), l'ordre fut divisé en sept provinces; il possédait déjà soixante couvents. Ce fut aussi dans ce chapitre que Dominique se démit de ses fonctions de général et se fit remplacer par Jordanus de Saxe. Il voulait aller convertir les Cumans en Hongrie; mais la mort l'empêcha de réaliser son projet. Les miracles qui lui sont attribués sont si nombreux qu'ils l'ont fait appeler le thaumaturge de son siècle. Parmi ces miracles, trois résurrections. C'est à lui qu'est due l'institution du rosaire. (E.-H. Vollet). |
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| Dominique de Flandre,
philosophe et théologien de la seconde moitié du XVe
siècle. Entré de bonne heure dans l'ordre des frères
prêcheurs, il passa la plus grande partie de sa vie à Bologne
où il enseigna jusqu'à sa mort la philosophie et la théologie.
Partisan des doctrines thomistes, il a composé un certain nombre
d'ouvrages dans lesquels il commente et développe les idées
d'Aristote et de saint
Thomas. Voici les principaux : Quaestiones metaphysicales in
in libros XII Metaplsysices Aristotelis (Venise |
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.