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Daubrée

Gabriel Auguste Daubrée est un géologue et ingénieur né à Metz le 25 juin 1814, mort en 1896. Entré à l'Ecole polytechnique en 1832 et à l'Ecole des mines en 1834, ingénieur ordinaire des mines en 1840, ingénieur en chef en 1855, il est inspecteur général à partir de 1872. Mais il s'est surtout consacré à l'étude des sciences et à leur enseignement, et il a été successivement nommé professeur de minéralogie et de géologie à la faculté des sciences de Strasbourg (1839), doyen de cette faculté (1852), professeur de géologie au Muséum d'histoire naturelle (1861), professeur de minéralogie à l'Ecole des mines (1862), directeur de cet établissement (1872). II a été mis à la retraite en 1884 et n'a conservé que sa chaire au Muséum. En 1861, l'Académie des sciences l'a élu membre de la section de minéralogie en remplacement de Cordier. Il est grand officier de la Légion d'honneur en 1881. 

Gabriel Daubrée a fait faire de très grands progrès à la géologie et à la minéralogie tant par ses découvertes personnelles que par les excellentes méthodes d'expérimentation qu'il a su faire prévaloir. Ses principaux travaux, consignés dans plus de cent cinquante mémoires publiés par les Annales des mines, les Comptes rendus de l'Académie des sciences, le Bulletin de la Société géologique, etc., sont relatifs à l'origine et à la constitution des amas de minerais d'étain, à la formation des minerais de fer dans les marais et dans les lacs, à la présence de l'arsenic dans les roches volcaniques, l'eau de mer et les bitumes minéraux, à la production artificielle de nombreuses substances minérales, à l'infiltration des eaux à travers les roches volcaniques et à l'influence de cette infiltration sur les éruptions et les tremblements de terre, au métamorphisme, à la composition chimique des météorites sur lesquelles il s'est livré à d'intéressantes expériences synthétiques (1864, 1866, 1869, 1870 1875) et dont il a réuni au Muséum une précieuse collection. (L. Sagnet / E. Lebon).

Daubrée, suivant l'opinion déjà exprimée par Regnault en 1854 pensait que les bolides éclatent souvent en produisant une violente détonation et une chute d'aérolithes ou uranolithes (Delaunay en 1870 exprimera la même opinion. A propos du bolide qui a éclaté à Madrid le 10 février 1896, Daubrée a dit que les uranolithes peuvent provenir du Soleil, de la Lune et de Mars.


En bibliothèque - Daubrée  a donné à part de nombreux ouvrages, parmi lesquels il convient de citer plus particulièrement : Description géologique et minéralogique du département du Bas-Rhin (Strasbourg, 1852, in-8, avec 6 cartes). - Observations sur le métamorphisme (Paris, 1858, in-8). - Recherches expérimentales sur le striage des roches (Paris, 1858, in-8). - Classification de la collection des roches du Muséum d'histoire naturelle (Paris, 1867, in-8). - Rapport sur les progrès de la géologie expérimentale (Paris, 4868, in-8). - Etudes synthétiques de géologie expérimentale (Paris, 1879, in-8). - Les Météorites et la constitution du globe terrestre (Paris, 1886, in-8). - Les Eaux souterraines à l'époque actuelle, leur régime, leur température, leur composition (Paris, 1887, 3 vol. in-8). - Les Régions invisibles du globe et des espaces célestes (Paris, 1888, in-8). 
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