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Dangeau
(Philippe de Courcillon, marquis de), né en 1638, mort en
1720, était né dans une famille Calviniste,
mais s'était converti au Catholicisme
de bonne heure. Il jouit auprès de Louis
XIV d'une grande faveur, qu'il dut primitivement à son habileté
au jeu de cartes; fut nommé en 1665 colonel du régiment du
roi, accompagna Louis XIV dans toutes ses campagnes comme aide de camp,
devint gouverneur de la Touraine
et remplit plusieurs missions diplomatiques. Il avait une grande réputation
d'esprit et d'instruction, et quoiqu'il n'eût rien écrit,
ii fut reçu à l'Académie
française (1668) et à celle des sciences (1704). Dangeau
protégeait les gens de lettres; il fut lié avec Boileau
qui lui dédia sa Satire sur la noblesse. Il a laissé
en manuscrit un Journal de la cour de Louis XIV (1681-1715) : cet
ouvrage, fort volumineux, n'était connu que par des extraits qu'avaient
publiés Voltaire (1779), Mme
de Genlis (1817), Lemontey (1818); il en a été donné
une édition complète en 1854-1860, 19 vol. in-8. |
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Dangeau (Louis de Courcillon
de), abbé, frère du précédent, né en
1643 mort en 1723, fut lecteur du roi, entra en 1682 à l'Académie,
s'y distingua par ses travaux sur la grammaire et s'efforça de réformer
l'orthographe. On a de lui des Lettres
sur les voyelles, sur les consonnes, sur l'orthographe, etc.,
réunies sous le titre d'Essais de grammaire, 1711 et 1849
et un Précis du Blason, 1705. Comme son frère, il
avait d'abord été protestant
et s'était converti. |