Créqui
(Jacques de), dit de Heilly, connu sous le nom de maréchal de Guyenne
,
commanda l'armée de Jean sans Peur,
duc de Bourgogne
,
contre les Liégeois révoltés (1408); fut nommé
en 1413 lieutenant général en Guyenne; s'opposa d'abord avec
succès aux efforts des Anglais, mais fut fait prisonnier à
Bordeaux
.
S'étant échappé des mains de l'ennemi, il assista
à la bataille d'Azincourt
(1415), fut pris de nouveau et mis à mort.
Créqui
(Charles de), prince de Poix, gouverneur du Dauphiné
,
pair et maréchal de France
,
défit les troupes d'Espagne
au combat du Tésin en 1636, et fut tué devant le fort de
Brême (Piémont), en 1638, à 60 ans. Il avait épousé
successivement les deux filles du duc de Lesdiguières, Madeleine
et Françoise de Bonne.
Son fils aîné,
Ch.
de Créqui, était ambassadeur à Rome en 1662; il
y fut insulté par la garde corse du pape Alexandre
VII qui tira sur son hôtel et blessa ses gens. Louis
XIV exigea que le gouverneur de Rome, neveu du pape, vint en personne
lui faire des excuses pour cette insulte et qu'une pyramide fût élevée
à Rome en souvenir de la réparation
Son deuxième
fils, François, duc de Lesdiguières, fut aussi maréchal,
servit avec gloire sous Louis XIV en Flandre
,
en Alsace
et en Lorraine
,
de 1667 à 1678, fut battu a Consarbruck en 1675, mais obtint plusieurs
avantages dans les campagnes de 1677 et 1678 et prit Luxembourg
en 1684.
Le fils de ce dernier,
François, périt à Luzzara, en 1702.
Créqui
(Renée Caroline de Froulay, marquise de), femme célèbre
par son esprit née en 1714, morte en 1803, avait épousé
en 1737 le marquis de Créqui, lieutenant général,
qu'elle perdit dès 1741. Ses salons furent longtemps, et sous les
régimes les plus différents, le rendez-vous de la bonne société
: c'est ce qui a donné l'idée de publier, sous le titre de
Souvenirs
de la marquise de Créqui (1834-1836, 9 vol. in--8), des mémoires
qui n'ont aucune authenticité ils sont l'oeuvre de Courchant. Ed.
Fournier a publié en 1856 de véritablesLettres
de la marquise.