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Cosway (Richard),
peintre né à Tiverton (Devonshire )
en 1710, mort à Londres en 1621. Il peignit quelques tableaux à
l'huile, scènes fantastiques, allégoriques ou mythologiques,
mais sa réputation lui vient de ses miniatures sur ivoire.
Son talent lui valut l'amitié du prince de Galles (le futur roi
George IV). Il fut élu académicien en 1771.
On compte parmi ses meilleures productions
: Renaud et Armide ,
Cupidon, Saint Jean, Vénus et Cupidon, la Madone et l'Enfant, Psyché,
etc. De caractère peu agréable, il eut la fortune d'épouser
vers 1770 Maria-Cécilia-Louisa Hadfield (ci-dessous). |
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Cosway (Maria Cécilia
Louisa Hadfield, Mrs), femme peintre et musicienne née en
Italie en 1715, morte à Lyon après 1821. Remarquable par
les charmes de son esprit, elle fit du salon de son mari, le peintre Charles
Cosway, un rendez-vous recherché, où se rencontraient la
plus haute aristocratie et les plus fins esprits d'Angleterre.
Comme artiste, elle est influencée
par William Hogarth, ainsi que le prouvent la
série de ses dessins réunis sous ce titre : Progrès
de la vertu et du vice chez la femme et une Journée d'hiver (douze
cartons).
A l'exemple de son mari, elle peignit des
scènes allégoriques ou mythologiques : Métamorphose
de la nymphe Londona en fleuve, Créuse apparaissant à
Enée, etc., et des portraits: Mme Lebrun, Mme Récamier.
Ce dernier fut exécuté en France, où Maria Cosway
se trouvait vers 1800.
Elle avait entrepris de dessiner les chefs-d'œuvre
du Louvre en vue d'une publication dont il parut, à partir de 1802,
cinq livraisons in-folio. Les guerres de l'Empire interrompirent le travail
entrepris par Maria Cosway, qui retourna en Angleterre. Toutefois, en 1821,
à la suite de la double mort de son mari et d'un enfant. elle repassa
la mer. entra à Lyon dans un courent, en devint supérieure
et y mourut. |