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| Atlas | |
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Taehan-min'guk (Han'guk) |
37 00 N, 127 30 E |
La Corée du Sud Les divisions administratives de la Corée du Sud
Les côtes
et les îles
L'Est de la Corée du Sud n'est qu'une étroite frange de plaine côtière. Les Monts Taebaek ont beau ne dresser ses granits à plus de 1500 m par endroits et se doubler sur son flanc est de quelques sédiments tertiaires, elle ne laisse en lisière de la mer du Japon qu'une mince bande cultivable; la violence des vents se joint d'ailleurs à la nature rocheuse des terrains pour y réduire les ressources agricoles. Si la côte reste toujours libre de glaces, le parallélisme du relief y empêche l'existence des ports naturels. La seule grande île
est celle de Cheju (anc. île Quelpaert), située à l'écart
de la Péninsule, au Sud-Ouest. Elle est montagneuse et ne possède
aucun port important.
Le relief de la
Corée du Sud.
Au Sud, les lignes de relief perpendiculaires abritent de nombreux ports naturels; située sur une belle rade, à peu de distance de l'embouchure du Naktong (Naktong-gang), Fusan (Pusan) est le débouché de toute cette partie privilégiée de la Corée; placée sur le détroit de Corée, qui sépare le pays du Japon, à 300 kilomètres à peine de Nagasaki et à 250 de Shimonoseki, Fusan était désignée pour devenir un port de commerce important. La Corée de l'Ouest, versant occidental de la grande dorsale, constitue une région morcelée, confusément couverte de collines qui ne dépassent pas 400 mètres, mais escarpées et rugueuses, dénudées ou revêtues de buissons maigres; entre elles se creusent des vallées étroites, aux pentes raides, dont le fond est presque entièrement occupé par les lits de pierres des torrents; ajoutez quelques champs de laves : dans l'ensemble or, pays assez pittoresque, mais qui ne se prête à la culture que dans certaines cuvettes d'étendue limitée. Le sol de la Corée du Sud est principalement constitué, comme celui de la Corée du Nord et de la Chine, de roches cristallines et de calcaires primaires métamorphiques; et cependant on y rencontre un peu partout dus vestiges d'un volcanisme, il est vrai, depuis longtemps éteint. Le climat.
Les Monts Taebaek formant un abri contre les vents glacés du Nord-Ouest et du Nord-Est, les hivers ne sont pas très rigoureux, et bien que la température de janvier à Séoul soit de -4 °C, les eaux littorales ne gèlent jamais. L'intensité des marées d'ailleurs s'y opposerait ; elles atteignent de 7 à 11 mètre. Vers le Sud, la chaîne axiale s'abaisse et s'étale en un éventail de modestes chaînons, élevés tout au plus de 700 à 1000 mètres, couverts de verdure mais non plus de forêts, comme en Corée du Nord, entre lesquels s'allongent de riches plaines limoneuses parcourues de longs fleuves paisibles, tels que le Naktong, que les barques remontent sur plus de 160 kilomètres. Directement exposée à la branche occidentale du Kuro-Shivo, cette région reçoit de 1 à 2 mètres de pluie, et l'écart entre les mois extrêmes s'y réduit à 23 degrés; la latitude plus méridionale contribue encore à attiédir la température moyenne, qui est de deux degrés supérieure à celle de Séoul (15°C au lieu de 13°C). (H. C.). |
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