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Coomans
(Pierre Olivier Joseph). - Peintre d'histoire
et de genre de l'école belge,
né à Bruxelles
en 1816. Il reçut à Gand les leçons de Hasselaere
et à Anvers
celles de Wappers et de Keyser. Son tableau de la Prise de Jérusalem
par les Croisés, exposé en 1841, obtint un grand succès
qui fut l'année d'après suivi par celui de la Bataille
d'Absalon. S'étant rendu alors en Algérie ,
il y demeura plusieurs années et en rapporta de nombreuses esquisses
à l'aide desquelles il exécuta plusieurs tableaux, entre
autres une Danse de Femmes arabes et un Paysage de la province
de Constantine. Sa Bataille d'Attila dans
les Champs catalauniques
fut aussi très remarquée. Le peintre fit ensuite plusieurs
voyages en Italie ,
en Grèce
et en Crimée ,
ou il réunit des études pour une Bataille de l'Alma
peinte en 1855. En 1857, à la suite d'un nouveau voyage en Italie
pendant lequel il avait été frappé par les ruines
de Pompéi,
il modifia sa manière et exécuta une série de tableaux
de genre et de scènes familières empruntées à
la vie antique : les Premiers Pas, Phryné, Glycère,
etc., d'un aspect agréable, mais d'une exécution un peu molle
et sans beaucoup de caractère. A partir de cette époque il
figura souvent au Salon de Paris avec succès, et son tableau le
Rêve
y fut très remarqué. |
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Coomans (Jean-Baptiste).
- Homme politique et publiciste belge, né à Bruxelles
en 1813. Il se fit recevoir avocat et collabora à plusieurs journaux
cléricaux dès 1835. Elu représentant du bourg de Turnhout,
il se montra un des adversaires les plus décidés du parti
libéral, et se signala par les exagérations de ses propositions
antimilitaristes. Il a publié une Histoire de la Belgigue (1836);
une étude sur Ies Communes belges (1846); la biographie de
Vonck (1847), ouvrages de polémique passionnée, et
quelques romans assez agréables tels
que Richilde (1839); Baudouin Bras-de-Fer
(1841); le Moine Robert (1863). Coomans était le directeur-propriétaire
du journal la Paix, organe du cléricalisme antimilitariste.
Il a collaboré au Journal des Flandres, au Courrier d'Anvers,
à l'Emancipation, et au Messager des Sciences historiques,
de Gand. (E. H.). |