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Les
gens
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| Béthune
(Quesnes ou mieux Conon de), trouvère artésien, né
vers le milieu du XIIe siècle, mort
avant 1224. Il était d'une famille déjà illustre,
qui possédait le territoire de la ville de Béthune dans son
patrimoine. La charge, fort importante alors, de voué de la ville,
était dévolue à l'aîné de la maison
de Béthune Ce poète fut aussi un gentilhomme,
un chevalier; il se croisa deux fois et prit part, en 1204, à la
prise de Constantinople Encoir ne soit ma parole françoise,Ce couplet est intéressant en ce qu'il témoigne de la prépondérance acquise dès le XIIe siècle au langage de « France » sur les autres idiomes de langue d'oil, relégués au rang de jargons provinciaux. Nous ne suivrons pas le chevalier dans
ses deux voyages en Palestine, dont le premier ne se termina pas tout à
fait à son honneur. Conon, qui avait le plus contribué par
maintes chansons, à exciter l'enthousiasme des croisés, fut
l'un des premiers à suivre Philippe-Auguste
dans son retour précipité : aussi les sarcasmes ne lui furent-il
pas épargnés, et les plus vifs lui vinrent de la part de
son maître en bien dire, Hugue d'Oisy. C'est
sans doute sous l'aiguillon de ces traits satiriques que Conon, repris
d'un beau zèle, se rembarqua pour la Terre-Sainte (quatrième
croisade |
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© Serge Jodra, 2004. - Reproduction interdite.