Les gens

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Confucius, dont le vrai nom est Kong-fou-tseu ou Kong-tsée, célèbre philosophe chinois, né vers l'an 551 av. J.-C., dans une ville de la principauté de Lou, dont son père était gouverneur, descendait, dit-on, de Hoang-ti, législateur mythique de la Chine. Il remplit dès sa première jeunesse, et avec le plus grand succès, des fonctions administratives; mais à l'âge de 24 ans, après la mort de sa mère il renonça à tout emploi pour se livrer à la méditation, et forma le projet de réformer les moeurs de son pays. Il parcourut dans ce but plusieurs provinces et se vit bientôt entouré d'un grand nombre de disciples. Sur sa réputation de sagesse, le roi de Lou l'appela à sa cour et le nomma son premier ministre. Confucius corrigea les moeurs, réforma la justice et fit prospérer l'agriculture et le commerce; mais le roi s'étant bientôt fatigué des sages avis du philosophe, il fut forcé de s'éloigner. Rentré dans la vie privée, il se remit à parcourir les provinces pour prêcher la morale, puis il écrivit les ouvrages qui l'ont immortalisé. Il mourut vers 479 av. J.-C., entouré de ses disciples qui lui rendirent une sorte de culte. Ses descendants subsistent encore en Chine et y jouissent de plusieurs privilèges.

Confucius enseigna une philosophie toute pratique. II s'occupa surtout de faire revivre les règles de conduite et les usages des anciens. Il révisa dans ce but les King, livres sacrés des Chinois, réorganisa le culte et devint ainsi le chef ou le restaurateur de la religion qui domine encore auj. en Chine. Il composa aussi quelques ouvrages nouveaux: ceux qu'on lui attribue sont le Chou-king, traité de morale et de politique en exemples, où l'auteur parcourt l'histoire des temps anciens pour en extraire les règles de conduite qu'avaient laissées les empereurs; les ministres et les sages de l'antiquité; le Tchun-sieou (le Printemps et l'Automne), histoire du roy. de Lou de 722 à 480 av. J.C.; le Hiao-king (dialogue sur la piété filiale); le Ta-hio (la grande Science), et Tchong-yong (l'Invariable milieu), traités de morale et de politique.

Editions anciennes - Tous ses livres moraux ont été mis en latin et paraphrasés par les PP. Intorcetta, Herdrich, Rougemont et Couplet, sous le titre de Confucius Sinarum philosophus, Paris, 1687, in-fol. Le Chou-king a été trad. en français par le P. Gaubil, 1770; le Tchong-Yong a été publié en chinois, avec trad. lat. et fr.; par Abel Rémusat, 1817, in-4; le Ta-hio, par Pauthier (chin., lat. et fr.), 1837, in-8. On trouve aussi plusieurs des ouvrages de Confucius dans les Sinensis imperii libri classica VI du P. Fr. Noël, Prague, 1711, collection trad. en fr. par l'abbé Pluquet, 1784, 7 vol. in-18. La Vie de Confucius a été écrite par le P. Amiot (dans les Mémoires sur les Chinois, t. XII). On a publié la Morale de Confucius, Amsterdam, 1688, 1 vol. in-8.

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