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Bernard (Claude),
physiologiste né à Saint-Julien (Rhône) en 1813, mort
en 1878; fut successivement interne des hôpitaux de Paris, préparateur
de Magendie au Collège de France, professeur de physiologie à
la Faculté des sciences de Paris au Collège de France et
au muséum, membre de l'Académie des sciences et de l'Académie
française.
Il a donné les résultats
de son enseignement dans une suite de publications : Leçons de
physiologie expérimentale appliquée à la médecine
(1855); Leçons sur les effets des puissances toxiques et médicamenteuses
(1857); Leçons sur la physiologie et la pathologie du système
nerveux (1858); Leçons sur les propriétés physiologiques
et les altérations pathologiques des différents liquides
de l'organisme (1859); Leçons et expériences physiologiques
sur la nutrition et le développement (1860), etc. Il a en outre
publié, dans la Gazette médicale, dans les Comptes
rendus da la Société de biologie et de l'Académie
des sciences, dans la Revue des Deux-Mondes des Mémoires
ou articles importants (sur les usages du pancréas ,
sur la fonction glyconique du foie ,
sur le grand sympathique ,
sur la chaleur animale, sur le cœur ,
sur la vie, etc.). On lui doit en outre un Rapport sur les progrès
et la marche de la physiologie générale en France (1867).
Presque toutes ces publications contiennent
quelque découverte de l'auteur dans le domaine de la physiologie,
et sont remarquables par la netteté et la précision du style;
mais ce qui a fait surtout la célébrité de Claude
Bernard, ce sont les développements qu'il a donnés à
la physiologie expérimentale, où il a dépassé
son maître Magendie, et où il a tiré un remarquable
parti de la vivisection.
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Claude
Bernard donnant une leçon de physiologie.
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