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Les journées du 5 et 6 octobre 1789 |
| Aperçu | Causes | Constituante | Législative | Convention | Directoire |
| Depuis
longtemps, l'Assemblée nationale délibérait sur la
constitution. A Paris,
les meneurs populaires trouvaient qu'elle n'avançait pas assez vite
dans ses travaux et ils résolurent, afin de hâter ses décisions,
de profiter de l'agitation que soulevaient les menées contre-révolutionnaires
et les manifestations intempestives des gardes du corps et du mécontentement
causé par la disette. Le 5 octobre au matin, le tocsin appela le
peuple aux armes et une foule d'hommes et de femmes, portant des piques,
se rua sur l'Hôtel de ville Les femmes dominaient
dans cette foule qui s'était réunie aux Champs-Elysées Les manifestants
les accusent de s'être laissées acheter et exigent un ordre
écrit du roi, relatif aux subsistances. Louis
XVI le signe. Il est bien forcé de céder les dragons,
les soldats de Flandre Une députation est envoyée au roi pour le presser d'accepter la constitution et d'assurer à la capitale les grains et farines dont, elle a besoin. A huit heures du soir seulement, cette députation revient, apportant une réponse favorable en ce quiconcerne les subsistances; à neuf heures et demie, on obtient l'acceptation pure et simple de la constitution. Cependant, un grand nombre de manifestants étaient demeurés dans la salle et y faisaient un tumulte scandaleux. Grâce à La Fayette enfin arrivé, on réussit à les expulser non sans peine. Le général fit faire des patrouilles, plaça des postes et put enfin rétablir l'ordre. Mais le 6 octobre, dès six heures du matin, la populace revenait à la charge et forçait les grilles du château; les gardes du corps ayant tiré, elle devient furieuse, envahit les appartements. La garde nationale la repousse. La Fayette se rend
auprès du roi; du haut du balcon, il harangue la foule et annonce
que le roi va partir pour Paris.
Marie-Antoinette
se montre aussi et La Fayette lui baise la main, aux vivats de la multitude.
Enfin on mande un garde du corps, on le munit d'une énorme cocarde
tricolore et le peuple applaudit de plus belle. A une heure de l'après-midi,
Louis
XVI montait en voiture avec sa famille. Il n'arriva à l'hôtel
de ville qu'à neuf heures, perdu dans un cortège burlesque.
Un gros détachement de troupes et d'artillerie formait l'avant-garde,
puis venaient des quantités incroyables de femmes et d'hommes, montés
les uns dans des fiacres, les autres dans des chariots, sur des caissons
et des affûts de canons, etc. Les femmes portaient des branches de
peuplier, des rubans tricolores. Venaient ensuite des voitures chargées
de grains, entourées d'hommes portant les uns des branches de peuplier,
les autres des piques.
La famille royale rentre à Paris, le 6 octobre 1789, entourée de la foule et de la garde nationale et précédée d'un chariot de farine. Dessin de Prieur (Musée du Louvre). Après les cent Suisses, une garde d'honneur à cheval, la députation de la municipalité, une députation de cent membres de l'Assemblée nationale, les voitures de la famille royale, suivies de nouvelles voitures de grains et enfin encore une foule d'hommes armés de piques on portant des branches de peuplier. On chantait, on criait : « Nous ne manquerons plus de pain, voici le boulanger, la boulangère et le petit mitron! »La Fayette avait fait route auprès de la portière de la voiture du roi. Le maire de Paris, Bailly reçut la famille royale dans la grande salle, la ratifia d'un discours de bienvenue. Le roi et la reine assurèrent qu'ils venaient avec confiance au milieu des habitants de Paris; ils se rendirent ensuite aux Tuileries |
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