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jusqu'en 1900 |
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| Des
origines à 1500
Un peuple gaulois, celui des Parissi, avait
pour siège, sous le nom de Lutèce, l'île de la Seine
que nous nommons aujourd'hui l'île de la Cité; il occupait
aussi, sans doute, le sommet de la colline de Montmartre, au Nord, et de
la colline du Sud, qui est maintenant la montagne Sainte-Geneviève.
La tribu devait être considérable, si l'on en juge par la
résistance désespérée qu'elle opposa à
Labienus, lieutenant de César (52
av. J.-C.), sous la conduite du vaillant Camulogène.
Les conquérants se fixèrent aussitôt à Lutèce,
et restaurèrent son activité commerciale, dont la navigation
devait être le principal élément. Moins de cent ans
après leur victoire, une corporation de nautes (navigateurs) élevait
à Jupiter, sous le règne de Tibère,
un autel, que l'on a retrouvé au chevet
de la
cathédrale ( Une muraille continue enferma la ville.
Enfin, durant la période romaine Peu après, ce furent les invasions
franques. Clovis, converti, fonda en l'honneur
de saint Pierre l'abbaye qui devait avoir plus tard tant de puissance sous
le nom de Sainte-Geneviève; son fils Childebert
fonda sur cette même rive gauche l'abbaye
non moins puissante de Saint-Germain-des-Prés C'est Paris
qui, par ses comtes devenus ducs, a fourni à la France Les guerres étrangères et
civiles qui occupèrent la majeure partie des XIVe,
XVe
et XVIe
siècles ne nuisirent pas autant qu'on pouvait le craindre à
l'accroissement de la capitale. Philippe le Bel
fit faire d'importants travaux au Palais de Justice Le XVIe
siècle eût été pour Paris
une période de prospérité incomparable, s'il n'avait
été incessamment troublé par les guerres religieuses,
entravant cette magnifique impulsion que la Renaissance De 1643
à 1652, pendant la Fronde, beaucoup
de sang fut versé dans les rues de Paris
et tout alentour. Louis XIV en garda rancune
à la capitale, car il n'y voulut jamais résider; mais il
tint à s'y faire représenter par des monuments dignes de
sa vanité. Nous citerons la colonnade du Louvre
de Perrault. les places Vendôme et des
Victoires Au temps de Louis
XV appartient la construction achevée, ou entreprise, de l'Ecole
de droit, de la nouvelle église Sainte-Geneviève (Panthéon A ce moment, l'histoire parisienne se confond
avec celle de la France Du règne de Napoléon
datent la Bourse (Palais Brongniart La Restauration n'a procuré à
Paris
que quelques églises d'une architecture
médiocre. De ce temps date encore la construction du pont des Invalides
La colonne de Juillet, sur la Place de la Bastille. (© Photo : Serge. Jodra, 2009). La révolution du 24 février 1848 et les journées de juin 1848 livrèrent Parisà la guerre civile. Le coup d'État de décembre 1851 ensanglanta la ville pendant trois jours. Napoléon
III et ses conseillers eurent une grande part dans l'embellissement
et la prospérité de la capitale. Le préfet de la Seine,
Haussmann, secondé par Belgrand et Alphand, transforma réellement
la ville, y perçant de larges voies, rendant la circulation aisée
et offrant de grandioses perspectives : la rue de Rivoli, les boulevards
de Strasbourg, Sébastopol, Saint-Michel, Malesherbes, du Prince-Eugène
(Voltaire, Haussmann, Saint-Germain (en partie), les rues des Halles, Turbigo,
de Rennes, etc. ; les bois de Boulogne La guerre de 1870 amena devant les murs de Paris l'armée allemande. Après la capitulation, la capitale dut connaître l'humiliation d'un simulacre d'occupation de la ville par l'ennemi. Puis ce fut la guerre civile, du 18 mars à la fin de mai 1871(Commune de Paris). Pendant la troisième République,
les monuments détruits par la Commune ont été en partie
reconstruits, d'autres se sont élevés : l'Hôtel de
Ville |
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2757701444 Cet ouvrage, mettant en lumière un aspect de l'histoire de Paris encore aujourd'hui curieusement négligé, propose de nous faire découvrir la capitale telle que les artistes la figuraient au temps de François Villon. Les reproductions, choisies notamment dans Les Très Riches Heures du duc de Berry, la Vie de saint Denis ou les Grandes Chroniques de France, et les textes historiques et descriptifs qui les accompagnent, guident le lecteur à travers une capitale transfigurée pour découvrir à quoi ressemblait la Bastille, le Temple, le Louvre, les Halles, Notre-Dame, la Sainte-Chapelle mais aussi des lieux mystérieux comme le gibet de Montfaucon ou le cimetière des Innocents.
![]() Rassembler en un atlas les principaux plans anciens de Paris relève de l'évidence : pourtant l'ouvrage manquait. Il devra figurer dans la bibliothèque des historiens et des aménageurs, dans celle aussi des curieux ou des simples amoureux de la capitale. En cinquante planches, il donne à voir l'image de Paris depuis la fin du Moyen Age et les traces anciennes conservées dans la cité moderne. Les plans, commentés, sont précédés d'un exposé sur ce qu'ils apportent à la compréhension de la ville. Que représentent-ils au-delà des rues, des parcelles, des maisons, des monuments Pourquoi a-t-on représenté Paris? Pour préparer des projets d'aménagement par un savant arpentage ou pour magnifier les réalisations des princes? Comment l'a-t-on représenté? Dans les vues cavalières qui révèlent sa complexité, dans les plans géométriques qui auscultent la forme urbaine? L'analyse de cette cartographie montre des familles, des générations, une évolution non linéaire : le plan a valeur d'image qui excite le désir de découverte du voyageur et où l'habitant reconnaît sa ville; il répond également à une recherche de l'exactitude satisfaisant l'esprit technique et tendant à l'abstraction. La succession de ces plans historiques constitue finalement la mémoire de la ville, à travers ses métamorphoses. Pierre Pinon est architecte et historien. Il est professeur à l'Ecole d'Architecture de Paris-Belleville. Spécialiste de l'histoire de l'urbanisme parisien, il a publié Les Traversées de Paris (direction), 1989 ; Paris-Haussmann (avec J. Des Cars), 1991; Paris, biographie d'une capitale, 1999; Atlas du Paris haussmannien. La ville en héritage du second Empire à nos jours, 2002; Paris et l'Ile-de-France (avec H. Blumenfeld, J.-F Coulais et F Dugény), 2003. Bertrand Le Boudec est architecte et enseignant à l'Ecole d'Architecture de Paris-Belleville. Associé à Hélène Izembart, paysagiste, il réalise des parcs et des aménagements d'espaces publics, parmi lesquels le jardin maritime de l'île de Tatihou dans la Manche. Trois de ses recherches ont été publiées Mémoires de paysages, 2000; Waterscapes, 2003; Le Canal de la Somme, un ouvrage d'art comme invitation à découvrir le paysage, 2004. (couv.). |
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