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| Arrière-plans | ||
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| La Martinique |
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| L'histoire
jusqu'en 1900.
La Martinique Ce même jour,
il investit du commandement de la nouvelle colonie, et sous son autorité,
son lieutenant Dupont, puis il retourna à Saint-Christophe. Cependant,
les Caraïbes, qui ne s'étaient pas opposés d'abord à
l'établissement des Français Duparquet mourut
en 1658,
le 2 janvier; sa veuve lui succéda, le 6, en qualité de gouvernante
pour ses enfants mineurs, sous l'autorité directe du roi; deux ans
après, elle était remplacée (12 janvier 1660)
par Dyel de Vaudrosque; puis à ce dernier succéda de Clermont,
le 5 juin 1663.
Déjà les Caraïbes, dès 1658,
tués ou expulsés, laissaient les habitants jouir de quelque
tranquillité; ils s'étaient d'abord retirés dans le
Nord-Est de l'île, puis ils l'abandonnèrent pour se réfugier
dans celles de Saint-Vincent et de la Dominique; il en restait à
peine quelques-uns en 1663.
A cette époque, vers 1660,
fut entreprise la culture du cacaoyer, qui ne prit quelque développement
qu'à partir de 1684.
La cour ayant résolu d'enlever les îles à la domination
des particuliers, Colbert, par un édit
du mois de mai 1664,
forma une nouvelle compagnie, dite des Indes occidentales, puis la couronne
racheta les îles aux héritiers Duparquet, au prix de 240 000
livres, dont la moitié pour la Martinique Dans cette année
1665,
la guerre survenue entre la France C'est à cette
époque que la Compagnie des Indes occidentales, qui avait encore
devant elle trente années d'exploitation, se trouvant impuissante,
au milieu de ces guerres, pour faire valoir des contrées lointaines,
dut être révoquée, par un édit de décembre
1674.
La propriété, la seigneurie et le domaine utile des colonies
furent réunis à la couronne. Le lieutenant général
de La Barre avait succédé à de Tracy (23 juin 1667),
et il avait eu pour successeur le marquis de Baas, qui fut le premier gouverneur
général (4 février 1669).
Les colons de la Martinique |
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Le
nom de Code noir a été donné à un édit
du mois de mars 1685 ayant pour objet principal de régler
la condition des Noirs dans les colonies françaises Le Code noir recommande de traiter les esclaves en bon père de famille, de donner des soins à ceux qui sont tombés malades ou devenus infirmes; il détermine la quantité de vivres et l'espèce de vêtements qui doivent leur être distribués; il interdit le concubinage avec une esclave, et, s'il a lieu néanmoins, l'esclave devient libre, ainsi que les enfants qu'elle aurait eus du maître. Tout Blanc âgé de 20 ans peut affranchir ses esclaves. Les maîtres sont tenus de faire baptiser et instruire leurs esclaves, de leur permettre d'assister aux exercices religieux, de favoriser les mariages entre eux, mais il ne leur est pas permis de les marier contre leur gré. Les Noirs qui décèdent chrétiens doivent être déposés en terre sainte. Le travail est suspendu pendant 24 heures, . le samedi à partir de minuit. Une ordonnance de Louis XVI, en 1784, compléta la législation en matière d'esclavage. Après avoir spécifié les heures de repos accordées aux esclaves les jours de fête et les dimanches, elle alloue à chacun d'eux un petit terrain qu'ils cultiveront dans leurs loisirs, et dont les produits tourneront entièrement à leur aisance personnelle; elle établit des infirmeries convenablement meublées pour les esclaves, défend de laisser ceux-ci coucher par terre, exige qu'on n'assujettisse les femmes enceintes et les nourrices qu'à un travail modéré, limite à 50 le nombre des coups de fouet infligés comme châtiment, et décide que les procureurs ou économes des habitations pourront être, suivant les cas, pour sévices envers les esclaves, révoqués de leurs fonctions, ou condamnés à l'amende, ou même mis à mort. Le Code noir fut aboli par la loi du 16 pluviôse an II (9 février 1794), qui proscrivait l'esclavage; mais il fut rétabli, sous le Consulat, par la loi du 30 floréal an X. Divers adoucissements avaient été apportés depuis 1815 à la législation, lorsque la Révolution de 1848 entraîna définitivement la suppression de l'esclavage. |
| En 1692,
le comte de Blénac, gouverneur général, transporta
le siège du gouvernement à la ville de Fort-de-France, qui
sappelait alors Fort-Royal, et qui avait été fondée
en 1638.
Quoique imparfaitement défendue, elle avait résisté
à Ruyter. D'ailleurs, ce ne fut pas en ce point que se dirigèrent
cette fois les attaques de l'étranger. En 1693,
les Anglais Durant ce XVIIe
siècle, la colonie avait maintenu
son territoire inviolé par l'étranger, après en avoir
chassé l'ennemi intérieur autochtone. Par contre, elle avait
fait peu de progrès dans l'accroissement de sa population et dans
sa richesse. Le contraire va se présenter pour le XVIIIe
siècle. Après le traité
d'Utrecht Le nombre des travailleurs
augmentait, mais on cessa de faire venir des engagés d'Europe La colonie resta
sous la domination anglaise jusqu'au traité de Paris En septembre, le
gouverneur général de Béhague, qui avait été
rappelé le 3 juillet, donna le signal de la contre-révolution,
et le nouveau gouverneur, Rochambeau, fils du héros de l'Indépendance
américaine Après la paix
d'Amiens Un autre événement
économique important fut l'abolition du pacte colonial par une loi
du 3 avril 1864,
qui accorda aux colonies la liberté du commerce et de la navigation.
La guerre du Mexique La Martinique a été
longtemps le siège du gouvernement général des Antilles
françaises (de 1669
à 1854),
qui s'en détachèrent successivement. La Martinique |
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