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| Arrière-plans | ||
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Ghana |
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Le gouvernement. - Le gouvernement est une monarchie despotique, parfois tenue en échec par une aristocratie de nobles, dont la royauté s'efforce de restreindre le nombre et l'importance. Le trône est héréditaire dans la famille royale. Une des particularités de la loi sur les héritages dans le code achanti est que le frère succède à son frère dans ses titres de propriété; à défaut du frère, le fils de la soeur du défunt, et enfin son principal vassal. Les filles, à peu près complètement exclues de l'héritage, ne reçoivent qu'une faible part consistant en ornements d'or fortement alliés d'argent. Le meurtre entre égaux est puni de la peine du talion. L'économie. - On cultive la canne à sucre, le tabac, le maïs, le doura, le millet, le riz, l'igname, la patate. On récolte par ailleurs les fruits des pays chauds : ananas, oranges, citrons, etc. Sur les côtes, on pêche en abondance les baleines et des requins. La seule richesse minérale connue est l'or que l'on trouve dans le Dankara et que l'on extrait des mines et du sable des rivières. La principale industrie est celle du drap et de la soie mélangée de coton; le tissu est toujours d'une grande finesse et brillamment coloré. L'art. - L'art dans lequel les Achanti ont acquis une grande expertise est la fabrication des poteries, ils tannent la peau et travaillent le fer, ils excellent dans la fabrication de figurines en or. Dans le palais du roi, les ustensiles les plus ordinaires sont de ce métal. Parmi leurs instruments de musique, il faut noter : la flûte à trois trous, une sorte de botte à musique (sank). Le chant est la seule musique permise aux femmes, elles chantent aux funérailles. Les portes des chambres des maisons sont entièrement en bois de coton. Une religion du sang. - Pendant les fêtes du Jam, qui commencent en septembre et celle de Adoi, qui revient avec alternance de trois semaines en trois semaines, le sang coule à flots. Les guerriers, pour se rendre braves, boivent le sang de ceux qu'ils ont tués. Dans les funérailles, on égorge des esclaves et même des personnes titrées pour que le défunt ne manque pas de serviteurs dans l'autre monde La reine mère étant morte pendant la guerre contre les Fanti, son fils immola 3000 hommes sur sa tombe; parmi les traditions les plus étranges, figure celle qui oblige le roi à entretenir 3333 concubines, nombre fatidique sur lequel repose l'avenir du royaume. La plupart des Achanti étaient adonnés aux pratiques religieuses traditionnelles; les Maures établis en petit nombre dans le pays, pratiquant l'islam, n'y avaient aucune influence. Mythes Un
autre genre de mythe originel a été répandu, cette
fois, chez les voyageurs européens des siècles passés.
Ceux-ci voulaient voir dans les Achanti et leurs tributaires les descendants
de ces tribus éthiopiennes |
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