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Ghana |
| La Côte
de l'Or ou Côte d'Or, dont est issu l'actuel État du Ghana,
correspond à la partie de la côte de Guinée, comprise
entre la Côte des Dents (Côte d'Ivoire) et la Côte des
Esclaves, et dont les limites sont : à l'Ouest, le cap des Trois-Pointes,
à l'Est, le cap Saint-Paul. Elle tire son nom de la poudre d'or
que les Européens y trouvaient autrefois. Comme la Côte des
Dents et la Côte des Graines, mais moins que l'une et l'autre, elle
avait cessé au XIXe
siècle de mériter son nom;
le commerce de la poudre d'or avait beaucoup diminué depuis le XVIe
siècle; il subsistait pourtant
encore, et l'exploitation de l'or par les Britanniques qui ont fait du
pays une colonie en 1901,
ajoutée au développement de la culture du cacao, lui ont
conféré pendant une grande partie du XXe
siècle une certaine prospérité.
La région
a été longtemps dominée par la puissance achanti.
Le royaume des Achanti est connu depuis le XVIIe
siècle. Il a longtemps été
opposé à l'autre population importante du pays, les Fanti,
et, au début du XIXe
siècle, la guerre conduite contre
ces derniers a mené à la confrontation directe des Achanti
avec les Européens établis sur la côte, et plus spécialement
les Britanniques. Au final, après deux expéditions contre
Kumasi |
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| Les
États Achanti
Les Achanti (ou Ashanti), qui appartiennent
au groupe linguistique Akan, font irruption dans l'histoire à la
fin du XVIIe siècle.
Cette
émergence en tant qu'entité politique résulte d'une
révolte de populations soumises par le royaume de Denkyéra
(= Denkéra), qui à cette époque s'étend sur
une grande partie du Ghana méridional. La fronde est dirigée
avec succès par Osaï Tutu.
Vers
1695, celui-ci fonde la ville de
Kumasi (Coumassi
Achanti. Osaï Tutu et ses successeurs conduiront une politique de conquête. Vers 1722, le vieux royaume de Bono qui avait bâti depuis le XVe siècle. sa prospérité sur l'extraction et le commerce de l'or (routes vers Tombouctou et le monde Arabe, et vers El-Mina, un fort Portugais de la côte), est ainsi absorbé. Et un même sort attend entre autres les royaumes de Doma, de Denkyéra, des Akim et des Akwapim. Entre-temps, à la mort d'Osaï Tutu en 1731, un conflit de succession aura également conduit à une scission au sein de la Confédération achanti. Une branche forme alors le royaume Baoulé (= Baule), qui deviendra lui aussi le centre d'une culture raffinée. Quant au premier État achanti, il poursuivra, sous le règne d'Apoku Waré, son action militaire. |
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Le gouvernement. - Le gouvernement est une monarchie despotique, parfois tenue en échec par une aristocratie de nobles, dont la royauté s'efforce de restreindre le nombre et l'importance. Le trône est héréditaire dans la famille royale. Une des particularités de la loi sur les héritages dans le code achanti est que le frère succède à son frère dans ses titres de propriété; à défaut du frère, le fils de la soeur du défunt, et enfin son principal vassal. Les filles, à peu près complètement exclues de l'héritage, ne reçoivent qu'une faible part consistant en ornements d'or fortement alliés d'argent. Le meurtre entre égaux est puni de la peine du talion. L'économie. - On cultive la canne à sucre, le tabac, le maïs, le doura, le millet, le riz, l'igname, la patate. On récolte par ailleurs les fruits des pays chauds : ananas, oranges, citrons, etc. Sur les côtes, on pêche en abondance les baleines et des requins. La seule richesse minérale connue est l'or que l'on trouve dans le Dankara et que l'on extrait des mines et du sable des rivières. La principale industrie est celle du drap et de la soie mélangée de coton; le tissu est toujours d'une grande finesse et brillamment coloré. L'art. - L'art dans lequel les Achanti ont acquis une grande expertise est la fabrication des poteries, ils tannent la peau et travaillent le fer, ils excellent dans la fabrication de figurines en or. Dans le palais du roi, les ustensiles les plus ordinaires sont de ce métal. Parmi leurs instruments de musique, il faut noter : la flûte à trois trous, une sorte de botte à musique (sank). Le chant est la seule musique permise aux femmes, elles chantent aux funérailles. Les portes des chambres des maisons sont entièrement en bois de coton. Une religion du sang. - Pendant les fêtes du Jam, qui commencent en septembre et celle de Adoi, qui revient avec alternance de trois semaines en trois semaines, le sang coule à flots. Les guerriers, pour se rendre braves, boivent le sang de ceux qu'ils ont tués. Dans les funérailles, on égorge des esclaves et même des personnes titrées pour que le défunt ne manque pas de serviteurs dans l'autre monde La reine mère étant morte pendant la guerre contre les Fanti, son fils immola 3000 hommes sur sa tombe; parmi les traditions les plus étranges, figure celle qui oblige le roi à entretenir 3333 concubines, nombre fatidique sur lequel repose l'avenir du royaume. La plupart des Achanti étaient adonnés aux pratiques religieuses traditionnelles; les Maures établis en petit nombre dans le pays, pratiquant l'islam, n'y avaient aucune influence. Mythes Un
autre genre de mythe originel a été répandu, cette
fois, chez les voyageurs européens des siècles passés.
Ceux-ci voulaient voir dans les Achanti et leurs tributaires les descendants
de ces tribus éthiopiennes |
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