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Le
royaume du Kongo
L'archéologie témoigne d'une
précoce et progressive sédentarisation des populations dans
le bassin du Congo, qui aurait commencé dès la fin de l'âge
de fer. A l'approche de l'an mil, pratiquement
partout, les sites agricoles ont pris le relais des civilisations chasseresses.
Le Pygmées ont été relégués dans les
forêts équatoriales et les les Khoïsan ont été
repoussés vers le Sud par les Bantous ( L'histoire
de l'Afrique Australe). La sédentarisation s'est accompagnée
de la lente mise en place de solides États. Le plus puissant d'entre
eux, le Kongo serait issu d'une scission apparue dans un petit royaume
nommé le Bungu (rive nord du Congo) dans la seconde moitié
du XIVe siècle.
Lukeni, Son premier roi, semi-légendaire fonde alors une capitale
Mbanza Kongo (la future São Salvador) et regroupe un certain
nombre de chefferies autour de six provinces. Les Portugais, qui
atteignent l'embouchure du fleuve Congo en 1498,
entreprennent une évangélisation du royaume. Elle sera assez
rapidement couronnée de succès au moins auprès de
la classe dirigeante, qui voit dans la christianisation un outil susceptible
de renforcer son pouvoir en le sacralisant. Les rois prendront désormais
des noms chrétiens : João Ier,
Afonso Ier , Alvaro Ier.
Mais ici comme ailleurs en Afrique, c'est le trafic d'esclaves, qui derrière
le verni de la christianisation, va être le vrai ciment des liens
avec les Européens.
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L'ancien
royaume de Kongo.
En 1561,
des dissensions liées à une succession au trône, débouchent
sur une période troublée. Les conflits avec peuples voisins,
tels les Teké, déstabilisent le pouvoir central. Certains,
états vassaux gagnent leur indépendance : les Vili fonderont
ainsi, le long de la côte au Nord du Kongo, le royaume de Loango,
appelé à un certaine prospérité jusqu'à
sa désagrégation vers 1750,
grâce à son rôle d’intermédiaire, entre l’intérieur
et les Européens, pour la traite des esclaves et de l’ivoire. Les
Ngola (Angola ),
se détachent également à cette époque, sans
toutefois parvenir à constituer une entité politique forte.
Les Portugais sont beaucoup trop présents sur leur territoire
et actifs dans la traite pour le permettre. C'est dans ce climat de désagrégation
qu'un groupe d'envahisseurs, venus du Sud, les Jaga sans doute sollicités
par des populations locales en désarroi, attaque le Kongo et met
à sac São Salvador.
Les
Jaga ( = Imbangola) - Très minoritaires, très
disciplinés, très dangereux, tels étaient les
Jaga. Ces guerriers itinérants, apparentés aux Lunda qui
menacent à partir de 1568 l'intégrité
du Kongo, jusqu'à ce que l'aide des Portugais parvienne avec difficulté
à les en chasser, étaient, semble-t-il issus de Mbata. On
les suppose à l'origine, quelque temps plus tard, de la création
des États yaka, humbe et ovimbundu.
Grâce à l'aide des Portugais,
l'autorité monarchique sera finalement rétablie, et le roi
Alvaro Ier (1568-1587)
accède au trône. Cette aide a un prix, qui correspond pratiquement
à une mise sous tutelle du pays par les Portugais. Ses successeurs
tenteront de se libérer de cette emprise, mais sans le moindre succès.
Bien au contraire, en 1656, un nouveau
traité signé avec les autorités portugaises de Loanda
(Angola )
limitent encore davantage la souveraineté du Kongo. Le pouvoir central
se désagrège de nouveau. Le royaume n'est plus qu'une fiction
après la bataille d’Ambwila, en 1665,
sous le règne d’Antonio Ier,
et São Salvador est même abandonnée de 1678
à
1703.
Le pays, dépecé par les puissances européennes, est
en ruine depuis longtemps lorsque la Conférence de Berlin
en 1884
consacre officiellement de
son démembrement.
Les
royaumes de l'intérieur
Autour du Kongo de
nombreuses entités politiques ont vu le jour au cours de l'histoire.
Le royaume des Ovimbundu et le royaume de Loango ont déjà
été cités. Les deux ont eu un important rôle
d'intermédiaires rôle entre les commerçants
blancs de la côte et l’intérieur de l’Afrique centrale. En
échangeaient des esclaves contre des armes à feu, ces États
ont ont pu assujettir les populations qui les entouraient. D'autres royaumes
importants se sont également formés plus à l'intérieur
des terres, en particulier ceux de Koundou et de Mongo dans la cuvette
congolaise. Et surtout, plus au sud les trois royaumes du Haut-Congo :
les royaumes de Kuba, de Luba et de Lunda :
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Kuba
Le Kuba, situé dans
l'actuelle région de savane et de forêt du Kasaï (entre
les rivières Kasai et Sankuru), aurait été fondé
par une population apparentée aux Mongo de la forêt venue
de l'embouchure du Congo. Ce peuple, d'abord organisé dans une fédération
de chefferies, qui ne connaît initialement que la chasse, la pêche
et la culture du mil et de la banane auraient été délogé
de son territoire d'origine par les Jaga au XVIe
siècle. Le premier roi de Kuba aurait
été le légendaire Woto. Peut-être un poil plus
historique est Chamba-Bolongono ( = Shyaam a Mboul a Ngoong), qui vers
1630 aurait mené une politique pacifiste et favorisé
le développement des arts (sculpture). On attribue également
à ce souverain l'introduction de la culture du maïs, du haricot,
du manioc et du tabac, ainsi que celle du culte d'un dieu suprême.
A partir de 1880, des problèmes
successoraux, suivis de révoltes de populations vassales ont
conduit au déclin du royaume. Il sera rattaché au Congo
belge en 1910. |
Luba
L'origine du royaume Luba
est confuse et son histoire difficile à extirper du récit
mythologique. La région du Kasaï dans laquelle il se développe
a déjà été habitée par une population
d'agriculteurs au VIe
s. Elle a été ensuite
colonisée par des populations Songé venues du Maniéma
au XVe
s., rejointes à la fin XVIe
s. par des tribus issues du Sud-Est.
C'est au début du XVIIe
s. que la tradition place la fondation
du royaume. Le Luba, connu sous le nom d'Orua par les explorateurs, qui
n'est au départ que l'une des multiples chefferies Songé
prend corps au nord du lac Upemba puis s'étend jusqu'au lac
Tanganyika ( L'Afrique
des Grands lacs). Après une période faste au XVIIIe
siècle, une série d'assassinats
déchire la famille royale déstabilise l'État
au XIXe
siècle. Les Tchokwé, les
Tétéla et les Yéké en profiteront pour le mettre
à terre. A noter que d'autres royaumes Luba se sont également
constitués : celui de Kikonja (lac Kisalé), ainsi que ceux
de Kaniok et de Kalundwé. |
Lunda
Ce royaume féodal
installé dans le haut-Kasaï (ouest de l'actuelle province du
Shaba) a été fondé au XVIe
siècle par des guerriers-chasseurs
Luba. Au XVIIe
siècle, une guerre de succession
oppose deux frères, Tchinguri et Tchinyama, à leur
père, le roi Nkond. Il sera tiré d'affaire par sa fille Lueji,
rapporte le mythe de fondation et c'est elle qui lui succédera finalement.
Chacun des frères fonde alors son propre royaume sur le Kuango :
celui des Tchokwé et celui des Luena. Tous sont organisés
selon le modèle du royaume Luba. Comme ce dernier, le Lunda atteint
son apogée au XVIIIe
s.
Le royaume et les autres entités qui en sont issues se sont dissociés
au XIXe
s. En partie à la suite de la guerre
qui oppose le Tchokwé et les Lunda, et que l'on a appelée
la guerre de la flèche de bois : En 1885,
les Tchokwé envahissent le territoire Lunda. Ceux-ci parviennent
à les repousser. Mais les deux entités en sortent affaiblies
et passeront sous protectorat belge en 1909. |
La
Conférence de Berlin et après
L'entrée
en scène de la Belgique.
Officiellement, dans le but de lutter
contre l'esclavage qui continuiait de sévir en Afrique malgré
son interdiction, le roi des Belges Léopold II réunit à
Bruxelles, en 1876, les sommités
de la science géographique et les explorateurs célèbres
de toutes les nations à l'effet « de discuter et de préciser
en commun les voies à suivre, les moyens à employer pour
planter définitivement l'étendard de la civilisation sur
le sol de l'Afrique centrale ». Cette conférence posa les
bases de l'Association internationale africaine qui choisit comme champ
d'opération toute la région d'Afrique s'étendant entre
la côte orientale et les grands lacs de l'intérieur. Pendant
six ans, les expéditions se succédèrent; elles eurent
pour résultat la création d'un grand nombre de postes dont
les principaux furent Karéma et Mpala sur le lac Tanganyika. Un
grand événement s'était produit dans l'intervalle.
En août 1877, Stanley,
dont on était sans nouvelles depuis trois ans, avait reparu sur
les bords de l'Atlantique, révélant au monde le cours du
Congo et les richesses de son immense bassin. Le roi Léopold, intéressé
par ces grandes découvertes, appela à lui l'explorateur et,
le 25 novembre 1878, se constituait
à Bruxelles le comité d'études du Haut-Congo destiné
à remplir à la côte occidentale une mission analogue
à celle dont l'Association internationale africaine s'acquittait
sur les rivages de l'océan Indien. Grâce aux relations amicales
que les agents de cette nouvelle société surent maintenir
avec les populations indigènes, ils réussirent à remonter
le Congo jusqu'aux Stanley-Falls, a établir des communications régulières
avec la côte et à fonder une chaîne de stations sur
les deux rives du fleuve. Le résultat obtenu était décisif;
le comité d'études, afin d'assurer l'avenir de son oeuvre,
résolut d'organiser politiquement les territoires qu'il avait explorés.
Il changea dès lors de nom et s'appela l'Association internationale
du Congo, une société privée contrôlée
par Léopold II. Vers la fin de 1883,
l'Association internationale avait entre les mains plus de mille traités
par lesquels les chefs indigènes lui cédaient leurs droits
souverains sur l'immense domaine compris dans le bassin du Congo. Il restait
un dernier acte à accomplir : la nomination officielle du souverain
de l'État indépendant du Congo. Le choix était tout
désigné et par les faits et par l'opinion publique. Appuyée
par l'approbation générale, Léopold II écrivit
à ses ministres, le 16 avril 1885,
pour leur demander de présenter aux Chambres un projet de loi l'autorisant,
conformément à la Constitution belge, à accepter la
souveraineté d'un autre État. Les Chambres législatives
belges accordèrent cette autorisation, et l'État Indépendant
du Congo se trouva définitivement constitué (il se complétera
en 1891 par la conquête du Katanga).
Mais il ne suffisait pas d'avoir acquis cette souveraineté par des
actes passés avec les chefs indigènes, il fallait la faire
reconnaître par les puissances occidentales. Le 10 avril 1884,
le Sénat des États-Unis autorisait le président américain
« à reconnaître le drapeau de l'Association internationale
du Congo à l'égal de celui d'un gouvernement ami »,
puis le 8 novembre
1884, l'Allemagne
reconnut la souveraineté de l'Association internationale.
Le partage du
gâteau.
Le développement de l'oeuvre parallèle
dans le bassin du Congo de l'Association internationale africaine et de
Stanley,
incita les autres puissances européennes à s'entendre sur
la définition de leurs propres possessions en Afrique. Ce fut l'objectif
de la conférence de Berlin (1884-85),
convoquée par Bismarck de concert avec
le président de la République française « pour
régler, dans un esprit de bonne entente mutuelle, les conditions
qui pourraient assurer le développement au Congo et prévenir
des contestations et des malentendus ». Après quatre mois
de délibération, cette assemblée traça les
limites du bassin conventionnel du Congo, fixa la législation
économique destinée à régir le nouvel État
et lui concéda le privilège politique de la neutralité.
C'est aussi par les décisions de cette conférence, et par
des traités subséquents avec l'État libre du Congo
(26 janvier 1886) et avec le Portugal
(12 mai 1886) que les limites du Congo
français ont été fixées. Dans l'entretemps,
les représentants de l'Association avaient entamé des négociations
diplomatiques avec tous les agents des puissances accréditées
auprès de la conférence. L'une après l'autre, les
principaux gouvernements d'Europe reconnurent le nouvel État, et
le 26 février 1888, l'Association
internationale du Congo adhéra elle-même aux résolutions
de la conférence.
Congo belge, Zaïre,
République démocratique du Congo.
En 1909,
à la mort de Léopold II, l'État indépendant
du Congo est cédé à la Belgique par testament (il
avait déjà été annexé de fait l'année
précédente en réaction aux protestations de la communauté
internationale contre les meurtres et les atrocités commis par les
agents du roi). Le Congo acquiert alors le statut de colonie, avec pour
capitale Léopoldville (rebaptisée Kinshasa en 1961).
La situation des populations, qui sous la domination du roi des
Belges n'avait été qu'une exploitation brutale, laissant,
a-t-on pu lire, des millions de morts, commence à connaître
une amélioration toute relative (l'usage du coup de fouet ne sera,
par exemple, interdit qu'en 1958).
L'indépendance est finalement proclamée en juin 1960.
Président : Joseph Kasa-Vubu (Kasavubu), premier ministre : Patrice
Lumumba. Le mois suivant, le Katanga, où se situent d'importantes
mines, se proclame indépendant à son tour, sous la conduite
de Moïse Tshombé, lui-même piloté par les sociétés
européennes qui gardent en sous-main la mainmise sur l'exploitation
des mines. La Belgique envoie des troupes sur place, vite suivies d'un
contingent international placé sous la bannière des Nations
Unies. En 1961, Lumumba, renversé
par Joseph Mobutu, le nouvel homme fort du pays, et en prison depuis plusieurs
mois est assassiné au mois de février. Tshombé renonce
finalement à la sécession en 1963
et devient premier ministre de Kasavubu en 1964.
L'année suivante, Joseph Mobutu prend officiellement le pouvoir,
donne au Congo-Kinshasa le nom de Zaïre et se fait désormais
appeler Mobutu Sese Seko. Le dictateur met en place un système de
répression et de corruption tout à son bénéfice.
Dans les années
1973, il chasse
les compagnes étrangères, puis tente de les rappeler en 1977,
en même temps que des troubles éclatent dans la province du
Katanga (rebaptisé Shaba), où ont pris position des rebelles
angolais .
En 1991, des émeutes provoquées
par des militaires restés depuis longtemps sans solde éclatent
à Kinshasa. Le régime de Mobutu est de plus en plus fragile.
Il cédera le pouvoir en 1997
à son principal opposant, Laurent-Désiré Kabila, dont
les troupes, appuyées par des combattants venus d'Ouganda et du
Rwanda, contrôlent déjà toute la partie orientale du
pays. Le Zaïre prend alors le nom de République démocratique
du Congo. L.D. Kabila, qui rompt son alliance avec ses anciens soutiens
Ougandais et Rwandais est confronté à un nouveau conflit
et sera assassiné en 2001. Son
fils, Joseph Kabila lui a succédé depuis comme président
et chef du gouvernement. En 2006, pour
la première fois se sont tenues des d'élections présidentielles
et législatives pluralistes. Joseph Kabila en est sorti vainqueur.
Congo français,
République du Congo.
Le pays qui est aujourd'hui la République
du Congo, et dont al capitale est Brazzaville a d'abord été
désigné pendant quelque temps sous le nom d'Ouest africain.
Dans un premier temps, l'Ouest africain a compris exclusivement les
possessions françaises du bassin de l'Ogôoué; il s'est
accru peu à peu, de 1875 à
1885,
du bassin de l'Alima, d'une partie de la rive droite du Congo, de la côte
de Loango, du bassin du Niari (ou Kouilou) et du bassin occidental de l'Oubangui.
Le terme Ouest africain comprenait en outre, jointe à cet ensemble
de possessions nouvelles, la colonie plus ancienne du Gabon (1839-44).
C'est ensuite devenu un protectorat sous le nom de Congo français,
en 1886.
L'intérêt des français
pour cette vaste région date des explorations de Du
Chaillu, en 1856 à 1859,
qui visita le bassin inférieur de l'Ogôoué. Entre 1862
à 1874, les Français
Serval, marquis de Compiègne et Alfred Marche, et l'Anglais Walker
avaient reconnu son cours dans sa moitié inférieure, environ
jusqu'au confluent de l'Ivindo. Il était réservé à
Savorgnan
de Brazza de compléter cette oeuvre d'exploration et d'attacher
son nom à ce qui allait vite devenir une colonie nouvelle par la
conception d'une politique originale, initialement faite de séduction,
de patience, d'humanité. Il s'agissait non plus d'opprimer les indigènes,
mais de nouer avec eux des relations durables et sûres. Dans deux
explorations successives (de 1875 à
1878
et de 1879 à 1882),
Brazza a obtenu les résultats suivants : exploration de l'Ogôoué
jusqu'à la chute infranchissable de Poubara, et de son affluent
la Passa; découverte du cours de l'Alima, affluent de droite du
Congo; fondation de Franceville, sur la Passa, dans le Haut-Ogôoué;
exploration du moyen Congo sur la rive droite et fondation de Brazzaville,
au sommet de l'escalier du Congo; traité avec Makoko, qui donnait
à la France droit de souveraineté sur le territoire environnant
de Brazzaville et de protectorat sur ses États, qui s'étendaient
sur les deux; rives du Congo entre Brazzaville et le confluent de l'Oubangui;
découverte du Niari, dont la vallée ouvre, entre le Congo
et l'Ogôoué, une voie de pénétration plus directe
et, plus facile.
Les bonnes intentions, certainement sincères,
de Brazza, se sont très rapidement heurtés
aux intérêts des sociétés coloniales qui obtiennent
en 1898 son renvoi, et se rendent responsables
d'exactions tellement nombreuses qu'elles en émeuvent même
la métropole. En 1907 les compagnies
concessionnaires voient leur pouvoir restreint. Les mauvais traitements
infligés aux populations vont continuer cependant, suscitant plusieurs
révoltes, comme en 1928, après
que soient morts à la tâche plus 17 000 personnes lors de
la construction de la ligne de chemin de fer Brazzaville-Océan.
Des aspirations à l'indépendance s'expriment dès le
lendemain de la Première Guerre Mondiale, mais il faut attendre
la fin de la seconde Guerre mondiale pour que la France concède,
dans le cadre de l'Union Française, l'existence d'une vie politique
locale (assemblée territoriale, représentation du Congo au
Parlement). L'autonomie du Congo est votée finalement en 1958
et son indépendance acquise en 1960.
Fulbert Youlou devient président. Il devra céder la place
en 1963
à Alphonse Massamba-Débat, qui prend Pascal Lissouba comme
premier ministre. Une tentative de rapprochement avec le bloc soviétique
a lieu sous ce gouvernement, et sous celui qui le remplace en 1968,
après le coup d'État du capitaine Marien Ngouabi. En 1970,
Ngouabi proclame la République Populaire Marxiste du Congo. En 1977,
après son assassinat, Joachim Yhombi-Opango prend la tête
de l'État, puis cède la place en 1979
à Denis Sassou-Nguesso. Le marxisme est abandonné en
1990
et Pascal Lissouba devient en 1992
le premier président élu du pays. Des élections parlementaires
contestées en 1993
inaugurent une période de troubles alternant avec des périodes
d'accalmie. En 1997,
à la fin du mandat de Lissouba, Sassou-Nguesso, soutenu par des
troupes angolaises ,
s'empare militairement du pouvoir. |
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